Rêve et Voyance, un fonctionnement intuitif très proche

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Fin décembre 2018, j’ai consulté Nancy de Montpellier Voyance qui m’a fait une excellente prestation, comme à son habitude, mais une prestation qui est tellement typique du fonctionnement intuitif de la voyance, fonctionnement très proche du rêve dans sa production d’images, que j’ai voulu partager avec vous cette expérience.

teaserbox_853213Nancy a scanné tous les domaines :

-       professionnel où ; après m’avoir décrit l’ambiance du travail, l’amitié qui s’est tissée dans le temps avec un collègue, Nancy m’a prédit une mutation… que j’ai fini par avoir effectivement. 

-       affectif (dont je ne parlerai pas pour le moment)

-       et santé qui est le domaine qui m’intéresse aujourd’hui

Nancy savait que j’avais été opérée et que je suivais une discipline sportive pour résoudre un problème qui ne se résolvait pas, malgré tous mes efforts.

Elle m’a prédit qu’aux beaux jours, j’allais me tourner vers l’hypnose, et que le soin n’était pas physique, mais psychique.

Elle voyait une thérapie qui allait me faire beaucoup de bien, et analysait ce qu’elle voyait en me disant : « il s’agit d’un problème lié à l’accouchement de votre maman, et aussi à votre séjour en Nouvelle-Calédonie ».

Elle précisait que je trouverai ce thérapeute parce qu’une femme blonde allait m’orienter vers lui, c’était une femme que je connaissais.

 J’étais très sceptique, car l’hypnose n’est pas quelque chose qui puisse marcher sur moi. J’avais en effet essayé de me faire hypnotiser quand j’étais à Nouméa et l’hypnotiseur s’est mis en échec, me disant que je faisais partie du petit pourcentage de personne complètement hermétique à ce type d’action sur elle. Du coup, je n’ai pas vraiment cherché ce type de soin, bien que par acquit de conscience, j’avais demandé à mon médecin (une femme blonde) si elle connaissait un bon hypnothérapeute, et elle m’avait donné une adresse, que j’ai rangée dans un coin, et oublié. 

Fin du printemps, j’allais  mal, pour des raisons diverses, mais entre autres parce que je commençais à terriblement m’inquiéter pour le climat et pour les nombreuses épreuves que l’humanité traverse actuellement, me demandant si la prière serait suffisante, et comment nous allions parvenir à sortir du marasme généralisé.

J’ai alors fait un rêve étrange, à la limite du cauchemar sans en être un : j’ai rêvé que j’étais dans une pièce submergée par une eau turquoise et que je ne savais pas comment j’allais respirer, je m’en empêchais bien sûr. Au bout d’un moment, affolée, je ne tiens plus et j’inspire, et étrangement, je me vois respirer sous l’eau tout à fait normalement, ce qui est si surprenant que je me réveille.

J’ai l’habitude d’analyser mes rêves et là, j’étais perplexe : je ne me noyais pas, donc ce n’était pas un rêve prémonitoire négatif, ni même un rêve symbolisant le moment difficile que j’étais en train de vivre. Que voulait dire ce rêve ? Je ne voyais pas, et j’ai tout simplement décidé de renoncer à l’analyser, considérant qu’il ne me parlait pas du tout. Il s’agissait en réalité d’un rêve prémonitoire qui allait ensuite révéler sa signification.

2493817-3507727Un peu par hasard, une quinzaine de jours plus tard, je regarde les vidéos de Lilou Mace, une jeune femme blonde qui fait un travail formidable de diffusion des méthodes thérapeutiques et des spiritualités, et que je suis depuis quelques années. Sur l’une des vidéos, elle présentait un nouveau type de méditations faites par Joe Dispenza et qui adapte en quelque sorte des techniques méditatives issues des neurosciences à ce qu’un groupe de philosophes-mystiques américains appelaient dans ma jeunesse « la science du mental (ou pensée positive et créative) ».

Vous trouvez cette vidéo sur YouTube si cela vous intéresse, il s’agit de L’induction par l’eau montante, dont voici le lien : 

https://www.youtube.com/watch?v=0wYbwuUxE8M 

J’ai décidé de la faire sérieusement, en l’enregistrant sur mon téléphone et en mettant des écouteurs. Et cela m’a bouleversée. J’ai eu l’impression de recevoir un cadeau magnifique, et j’étais sûre que j’avais là de quoi aller mieux. J’ai refait cette vidéo et d’autres que j’ai trouvés de Joe Dispenza, et cela durant quinze jours tous les jours, sentant mon corps peu à peu se dénouer, et mon état de santé s’améliorer du fait d’une détente que je n’avais jamais connue.

C’est comme une  reprogrammation du passé, de la mémoire du corps, dans une méditation quasi hypnotique et qui place le méditant dans une sorte de bulle fœtale qui fait de la méditation une renaissance comme suite à un bain de jouvence.

A un moment donné, au milieu de la méditation, vous devez imaginer que de l’eau chaude recouvre la tête et envahit toute la pièce où vous vous trouvez.

Quand j’ai fait cette méditation la première fois et c’était vrai ensuite surtout au début, je m’allongeais tellement j’étais épuisée, et je m’imaginais à la fois dans ma chambre et baignant dans l’eau turquoise des plages de l’île des Pins en Nouvelle-Calédonie.

 Je pense que vous avez compris où je veux en venir, ce qui m’est apparue quelques jours après avoir commencé : c’était la vision de Nancy et la mienne. Il ne s’agissait pas d’un problème d’accouchement qu’avait capté Nancy, mais d’une forme de une renaissance après un bain fœtal où l’eau chaude et turquoise de la Nouvelle-Calédonie inspiraient mon imagination quand elle suivait les inductions de Joe Dispenza et du merveilleux traducteur qui parle en langue française.  

 NoumeaNous avons là un exemple typique de la différence entre l’intuition, toujours parfaite et vraie, mais s’exprimant dans un langage symbolique imagé, tant dans les rêves que dans la clairvoyance d’une part, et d’autre part l’intelligence qui entre en jeu dans l’interprétation traduit cela à sa façon et parfois de travers.

Tant moi-même que Nancy, avons eu de très belles intuitions de cette méditation qui, je pense, va marquer un tournant dans ma vie, mais tandis que je renonçais à l’interpréter, tant je ne pouvais mettre de lien avec ce que je vivais, Nancy m’a donné des interprétations qui furent, pour moi, de vraies balises de la justesse de sa clairvoyance.

Cependant, une consultante moins avisée du fonctionnement de l’intuition et de la clairvoyance aurait dire que Nancy s’était en partie plantée. Ce qui serait une injustice. Elle a fait au contraire au mieux pour traduire en langage clair ce qu’elle voyait, mais il est vrai qu’elle a cherché à donner un sens à sa vision, à partir de ce qu’elle a cru comprendre et de ce qu’elle connaissais de mon passé. 



L’erreur collective

L’erreur collective sur la prédiction

 

Combien de consultants ont vécu cette expérience d’une prédiction précise, qui se répétait à l’identique, de professionnels en professionnels des arts divinatoires,  y compris dans certains détails spécifiques, et qui pourtant s’est révélée fausse.

Évidemment, cela interpelle.

Mais avant d’essayer de saisir le sens de cette étrange erreur collective, je vais vous présenter celle que j’ai pu vivre moi-même, récemment, avec parmi les meilleurs professionnels que je connaisse.

L’an passé, j’ai demandé une mutation que tous les voyants consultés venaient venir sans problème :

« Vous partez ailleurs pour un poste plus stable et l’évolution sera meilleure », « vous avez envie de partir, et cela va se faire en deux temps, dans l’été et à l’autonome, c’est un nouvel air, vous serez vraiment beaucoup mieux », « vous allez avoir votre mutation, il y  aura une distance », « on va vous proposer quelque chose, c’est vers le sud, et vous serez pendant un temps entre deux lieux, après vous choisirez », « vous allez vers la campagne, avec un côté zen »…

Voilà en substance ce que quatre voyants m’affirmaient. Et… je n’ai pas ma mutation, mais je savais que je finirai par l’avoir. C’était une question de temps. Ce type de retards est très fréquent dans la réalisation des prédictions.

Par la suite, j’ai consulté, de nouveau, quelques voyants pour avoir plus de précisions et ils confirmèrent leurs prédictions précédentes, avec des précisions nouvelles.

« Sur le plan professionnel, il y a une coupure, un changement de lieu, un déménagement, c’est pour 2019 avec évolution et progression », « deux propositions, l’une ne sera pas si bien que cela, mais l’une sera très positive et la grâce sera dessus » ; « vous allez avoir le choix entre deux postes, dont l’un sera un très grand établissement. Vous ferez le bon choix. », « à l’automne vous changez de cadre, vous aurez plus d’autonomie, le cadre est serein, stabilité, dynamisme et belles perspectives »…

 Tout allait donc très bien… Jusqu’à ce que je consulte une des meilleures voyantes que je connais, dont d’ailleurs j’ai fait la présentation sur ce blog, et qui m’annonce un retard sur les espoirs de mutation :

« Vous changez en deux temps, dans un premier temps, vous avez un poste provisoire pas terrible, après vous aurez un poste définitif qui sera mieux »

La plupart des autres voyants consultés après elle pour « vérifier », y compris tous ceux qui voyaient bien la mutation avant qu’elle fasse cette prédiction ont répété la même chose :

-       « Encore un peu d’attente pour le changement, c’est pour 2020. Il y a une lassitude dans le travail, voire un épuisement, une absence d’épanouissement. Cela se débloque, mais ce n’est pas simple. Il y a plusieurs propositions, mais vous aurez votre mutation après une déception dans les nouvelles. Il faut passer un obstacle. »

-       « A un moment, une surprise désagréable : quelque chose bloque, et puis cela finit par se faire. »

-       « Un changement, mais qui prend plus de temps que prévu. Vous aurez un choix à faire entre deux postes différents, il y a la protection sur le choix, vous ferez le bon ».

Pour finir, et a contrario de la plupart des dernières prédictions, j’ai bien eu ma mutation.

Que s’est-il passé ?

Dans ce cas précis, il me semble que l’explication est aisée : les voyants ont fait une rétrospective partielle au lieu d’une pure prospection vers l’avenir.

Quand j’ai fait mes choix de mutation, il y avait bien deux postes possibles pour moi, et j’ai choisi, à l’intuition, le plus éloigné ce qui implique un déménagement que j’ai choisi partiel, ce qu’au demeurant avait bien vu Nadia Béryl que je ne tarderai pas à vous présenter dans les jours qui viennent. Mais, au moment où les voyants me parlaient de ce double poste, le choix avait déjà été fait par moi.

L’année précédente j’avais bien reçu une mauvaise nouvelle, puisque ma mutation fut un échec, et qu’en attendant j’ai eu un poste provisoire qui fut très éprouvant.

Dans l’avenir proche au contraire, j’allais avoir ma mutation sans problème, et plus au sud comme l’avait bien cerné Nadia Béryl, tout comme dans un grand établissement comme l’avaient prédit depuis longtemps et d’abord Jeanne Domingue, puis plus récemment d’autres voyants, et avec changement de lieu comme l’ont affirmé la majeure partie, bien que ce ne soit qu’un changement de lieu partiel, comme seule l’avait vu Nadia Béryl.

L’erreur collective peut cependant avoir d’autres raisons d’être, et nous en reparlerons. Notons cependant comment à partir d’une voyance, presque toutes les autres consultations ont dévié de l’avenir pour reprendre presque mot pour mot la prédiction erronée faite par l’un de mes bons professionnels des arts divinatoires. Comme si les autres voyants captaient mes craintes nées de cette prédiction, ou bien comme s’ils étaient influencés par la prédiction de cette voyante par ailleurs excellente et qui avait toute ma confiance, cette confiance créant une sorte de « forme pensée » que captaient nombres d’autres voyants. Même ceux qui étaient très affirmatifs précédemment sur l’imminence d’une mutation annoncée se sont mis à voir du retard, une déception, etc.

La consultation la plus impressionnante à cet égard fut prise auprès d’Imard Salhil qui oscillait de manière contradictoire entre « tout va se débloquer, c’est imminent, cela se fait dans la rapidité, c’est pour cet été et cet automne » et « ce n’est pas simple, cela met du temps, c’est super compliqué, il y a encore un obstacle, il ne faut rien lâcher, on vous met des bâtons dans les roues… « . C’était ma première consultation avec ce talent prometteur et en raccrochant le téléphone, à la fin de la consultation, j’étais très dubitative, considérant qu’il m’avait dit tout et son contraire. En réalité, ce n’est pas par manque de compétence qu’Imard Salhil a ainsi oscillé entre deux futurs contradictoires, il était happé par deux avenirs différents : l’un relevant de la forme-pensée axée sur le passé qu’avait initié la voyante qui en était à l ‘origine, et la saisie véritable de l’avenir, manifestant par là un don incontestable, mais encore un jeune talent pour l’exploiter. D’autres plus aguerris, cependant, se sont engouffrés dans la forme-pensée sans aucun recul. 

Je ne doute pas que cette même déviation sous l’influence d’une première prédiction est possible et entraîne une cascade d’erreurs qui rendent souvent très amers les consultants, particulièrement dans le cas d’une déception face à une prédiction dont ils attendent avec impatience la réalisation.

Pour moi, heureusement, ce fut une bonne surprise, et comme je consulte en grande partie pour comprendre le phénomène de la voyance, je n’ai pas regretté non plus les sommes investies même si elles ne servirent qu’à me donner un exemple frappant d’erreur collective. 



Erreur sur la personne

projection-tarot-zenL’une des erreurs faites par les voyants les plus dommageables pour le consultant c’est l’erreur sur la personne.

Dans les années 1990, j’avais une cartomancienne de quartier qui m’avait été recommandée par des copines, car elle avait, selon elles, un don incontestable pour prévoir l’avenir. A l’époque, j’habitais Nouméa, et je rentrais en métropole tous les ans, et c’est en métropole que j’avais entendu parler de cette cartomancienne chez qui je suis allée lors d’une visite à ma famille.

Je suis allée la voir pour une consultation sur ma relation amoureuse. Je sortais alors avec un homme qui me semblait peu fiable et qui s’appelait Max. C’était notoirement un donjuan et bien que ses amis m’affirmaient qu’il s’était rangé, je n’y croyais pas.

Parallèlement, j’étais restée amie proche de mon ex, Antoine, un homme sérieux, stable, mais profondément dépressif, de qui je m’étais séparée après des années à essayer de l’aider, préférant la posture d’amie, moins épuisante, que celle de compagne. Antoine n’était plus du tout en course dans mon esprit de l’époque, et s’il est vrai qu’il faisait toujours partie de ma vie, c’était au milieu de beaucoup d’autres personnes.

J’arrive donc chez la cartomancienne qui me reçoit dans sa cuisine et me demande, 50 francs pour la consultation (difficile d’imaginer que 50 francs de l’époque vaudraient aujourd’hui 7 euros; avec 50 frcs on se payait un très bon repas complet au resto, à vu de nez je dirais que sa voyance valait quelque chose comme l’équivalent de 25 euros ou 30 peut-être, mais pas plus). Je la paie, et lui demande de me dire ce que Max éprouve pour moi. Sa voyance me parut très farfelue.

Elle me parla de mon amoureux comme d’un jeune homme solitaire, très inquiet pour sa mère, mais qui, selon elle, m’aimait vraiment. La mère de Max allait très bien à l’époque. Je ne voyais pas le rapport et n’ai pas beaucoup apprécié ce type de propos sur la santé d’un proche. Puis elle me fit une description de ses activités, de sa vie. Ne retrouvant rien de Max, dans cette personnalité profonde et solitaire qu’elle présentait, lui qui était un fêtard au caractère joueur, cette consultation me semblait un échec pur et simple. Je partis donc assez déçue et fis savoir à mes copines de l’époque que cette cartomancienne ne captait rien en ce qui me concernait.

Rentrée à Nouméa, je repris contact avec ma vie amicale, et j’appris qu’Antoine était rentré en métropole en catastrophe parce que sa mère était atteinte d’un cancer foudroyant. Elle est morte en quelques semaines. C’est alors que je compris que la cartomancienne des vacances m’avait fait une voyance sur Antoine et non Max. Et là tout s’éclairait. Il s’agissait, à la perfection, du caractère d’Antoine et de ses occupations. S’il est vrai que nos sentiments, bien que non amoureux, étaient forts encore à cette époque, je ne l’avais pas du tout en tête quand j’étais chez la voyante ni même après, car l’histoire amoureuse que nous avions eue, houleuse et douloureuse, était derrière moi. Cependant, vu comment Max ne fut qu’une comète dans ma vie, je ne suis pas surprise, rétrospectivement, qu’ interrogée sur ma vie affective profonde, cette voyante ait capté la relation importante qu’était encore celle que j’avais avec Antoine et non celle qui était alors l’objet de mes interrogations.

Ce type d’erreur est malheureusement très fréquent dans la voyance. Il est ainsi arrivé plusieurs fois que l’on me fasse des prédictions qui ne me concernaient pas, mais bien des personnes proches et même parfois des rivales. Ainsi une très bonne voyante m’a prédit un jour que mon ami du moment allait vers une séparation (il vivait séparé de sa femme depuis des mois), que c’était brutal, et qu’il irait vers un déménagement et vers une vie en commun avec moi. Cet ami, perturbé par notre relation amoureuse qui le déstabilisait, a effectivement rompu, mais avec moi et est retourné avec sa femme…

Sur les forums, j’ai régulièrement lu ce type de propos sur la confusion de personnes.

Encore une fois, il nous faut alors constater que la voyance est réelle, au sens où il y a bien prédiction imprévisible de la réalité future, mais qu’elle n’est pas instrumentalisable, ce qui fait que le consultant vend une série de prédictions réelles mais sans aucune utilité pour l’usage que compte en faire le consultant.



Quand la réalisation des prédictions recule continuellement dans le temps

                          tempsIl y a quelques jours, j’ai consulté une voyante qui a une excellente réputation. Je fais en effet cet investissement régulièrement, que de consulter quelqu’un d’apprécié. Et cette dame, charmante au demeurant, me parle en priorité de ma vie professionnelle. J’avais pris un petit forfait, et je lui ai laissé le choix du sujet abordé.

Cette voyante me fait alors une prédiction comme je les aime, très précise, avec  des détails parlants sur un homme qui doit jouer un rôle important quant à la réalisation d’un de mes projets, sans que l’affectif soit en jeu, je le précise. Elle me détaille le lieu la rencontre, les circonstances, et les étapes dans cette aide qu’il doit m’apporter, et rejoint en tout point une prédiction récurrente faite par mes meilleurs voyants et cela depuis… 2007. La première des prédictions précises qui tournait autour de cet homme dans ce contexte professionnel, m’a donc été faite il y a 7 ans… et ne s’est pas encore réalisée. Et pour cause, selon cette voyante dont je dévoilerais le nom si sa prédiction se réalise… puisque c’est en 2017 que tout se met en place.

De toute évidence, la voyance a un problème avec le temps. Et c’est ce qui conduit tant de consultants à consulter encore et encore, puisque la plupart des voyants ne savent pas dater leurs prédictions. Et il est vrai que si réellement cette affaire doit se passer en 2017, il ne faut pas s’étonner que cette prédiction récurrente ne se soit pas réalisée…

C’est ce problème de temporalité qui rend la voyance quasiment inutilisable. Ce n’est pas un service comme les autres. C’est un don qui est offert aux hommes, et devant lequel on touche au sacré.

Le mieux qu’on puisse faire, selon moi, c’est admettre que la consultation propose une vision intéressante, car rassurante quant à la finalité ultime de notre projet, mais oublier toute date. Quand on a trouvé un voyant, ou deux ou trois dont on est sûr, il suffit alors d’une consultation par an, et attendre. Si on trouve en outre un voyant qui a le don de pouvoir dater ses prédictions et que ces dates sont fiables, c’est encore mieux.

Mais pour le moment je n’ai vu cela qu’une fois. C’était une cartomancienne à Nouméa, il y a une vingtaine d’années. Elle m’avait prédit qu’il me faudrait attendre la quarantaine pour rencontrer le père de mes enfants, et c’est effectivement dans les dates que je l’ai rencontré. A l’époque, dix ans avant, sa prédiction m’avait paru fort peu crédible. Et finalement c’est bien ce qui s’est passé. J’ai raconté les choses en détail dans un autre article.

Maintenant si on m’avait dit en 2007 qu’il me faudrait attendre dix ans pour voir mon projet réalisé, je ne sais pas si j’aurais trouvé la force de le travailler avec cette intensité qui fut la mienne. La voyance me pose de gros problèmes en tant que passionnée par cet art difficile : d’un côté elle aide à garder espoir, d’un autre côté elle désespère quand la réalisation des prédictions semble toujours poussée à plus tard, conduisant à se demander si on n’a pas raté son destin. Et enfin, quand elle est parfaite, c’est-à-dire détaillée et dans les clous au niveau des dates, elle peut être là aussi totalement désespérante. Car dix ans, c’est énorme pour qui est porteur d’un désir.

Liliblue



Les limites de la voyance à la lumière des analyses de Michael Talbot

talbotDans L’univers est un hologramme, Michael Talbot évoque les découvertes d’un chercheur canadien, le Dr Joel Whitton, professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de Toronto, et qui a fondé une bonne part de ses recherches sur l’hypnose, celle-ci menant les sujets cliniques à régresser jusqu’à des incarnations passées, ce qui lui permettait d’ observer leurs effets sur le présent, notamment dans les phobies, les maladies…

Mais le plus intéressant, a porté, selon Michel Talbot, sur les périodes d’entre deux incarnations, pendant lesquelles les sujets seraient dans « un éblouissant royaume de lumière où l’espace et le temps tels que nous les connaissons n’ont plus cours. »

Dans ce royaume de lumière, les sujets se trouveraient dans un état de conscience inhabituel « caractérisé par une extrême lucidité sur soi et un sens moral accrus ».

Cet état de conscience n’est pas celui du moi habituel mais ne disparaîtrait pas complètement, dans l’incarnation du moment. Il appartiendrait au Moi que Michael Talbot appelle « métaconscient » et qui serait inconscient, bien que dans un autre sens que celui que Freud a donné à ce terme, dans le sens plutôt que Paul Diel nomme « Surconscient » et qui ne relève pas d’un refoulement, mais d’une Puissance supérieure,  en arrière-plan, et qui veillerait sur le moi conscient, en lui envoyant des rêves et des intuitions, ou le conduisant à faire telle ou telle expérience nécessaire à son évolution.

Ce serait ce Moi méta-conscient qui, totalement libéré dans ce royaume de lumière intermédiaire,  « préparerait l’incarnation future, traçant les grandes lignes de ce qui doit s’y passer », et cela, dans le but de permettre, à l’âme incarnée, une progression de la conscience et de l’engagement éthique.

Or, il semble que les sujets de Joel Whitton qui avaient, ainsi, et sous hypnose, accès à la connaissance de ce « destin » choisi par leur Moi métaconscient, ne montrèrent aucun empressement à connaître cet avenir. « Plusieurs, exerçant une censure sur leurs propres souvenirs, lui demandèrent l’implantation d’une suggestion post-hypnotique : celle de ne rien se rappeler du contenu des séances. Comme ils s’en expliquèrent, ils ne voulaient pas être tentés de modifier le scénario que leur Moi méta-conscient avait écrit pour eux. » [Joel Whitton, Life betwen Life, p. 152-153, cité dans Michael Talbot, L’univers est un hologramme, Pocket, 1994, p. 356]

Cette demande d’une suggestion d’oubli, de la part des sujets sous hypnose, tend à démontrer, comme le rappelle M. Talbot un peu plus loin, que le destin n’est pas inéluctable, même choisi avant l’incarnation par un Moi  Sur-conscient. Même les grandes lignes du destin peuvent encore dévier de leur route, et en l’occurrence, rendre inefficace, en quelque manière essentielle, l’incarnation présente.

De telles recherches, et de telles révélation nous conduisent à nous demander si les erreurs collectives des voyants, que rencontrent certains consultants, ne peuvent pas découler d’un refus-de-savoir méta-conscient et, de ce fait, inconscient, des consultants : la révélation de l’inéluctable pourrait en effet les conduire à faire des choix qui mettraient en cause un méta-choix antérieur à l’incarnation et nécessaire à leur évolution en leur permettant d’échapper à une expérience salutaire. Bien évidemment, de telles explications impliquent une certaine croyance en la réincarnation, ou tout au moins en l’idée discutable d’un destin relevant d’un choix métaphysique et antérieur à l’incarnation.

Le rejet de la voyance assez récurrent dans diverses religions pourrait avoir un fondement similaire : il s’agirait de ne pas échapper au destin prévu par le divin, que ce divin soit une part de soi, comme le pensent ceux qui croient à ce Moi Surconscient ou méta-conscient, ou qu’il soit une force transcendante à l’homme.

Liliblue



La précognition vue par Michael Talbot et David Bohm

Talbot-M-L-univers-Est-Un-Hologramme-Livre-896574298_LDans L’univers est un hologramme, Michael Talbot aborde la question de la précognition à travers les théories du physicien David Bohm qui affirme que l’univers est un hologramme. Je vous invite à lire ces quelques lignes avec lui :

« L’avenir est-il figé, déterminé une fois pour toutes, ou garde-t-on la possibilité de le modifier ? A première vue, l’existence des phénomènes précognitifs semble faire pencher la balance vers la première hypothèse. Ce serait alors passablement désespérant. Si l’avenir est un hologramme dont chaque détail est d’ores et déjà fixé, notre libre arbitre est un mirage et ce serait sans rien y comprendre que, marionnette entre les mains du destin, nous danserions sur un air écrit d’avance./Par bonheur, il semble qu’il n’en soit rien. La littérature regorge de catastrophes évitées parce que prévues, de cas où des personnes se sont abstenues de prendre un avion qu’elles « savaient » devoir s’écraser ou sont intervenues de justesse pour sauver leurs enfant de la noyade en les « sentant » s’aventurer dans un courant. Le naufrage du Titanic a fait l’objet de dix-neuf prémonitions dont les récits nous sont parvenus. Certaines furent le fait de passagers qui en tirent compte et survécurent, d’autres de passagers qui se noyèrent pour n’y avoir pas prêté attention, d’autres encore de personnes n’entrant dans aucune de ces deux catégories[1]./ Ce genre d’incidents suggère que l’avenir n’est pas tracé de manière rigide, qu’il est plastique et susceptible d’être modifié. (…)/ David Bohm rend compte de la même situation en termes légèrement différents : « quand une vision prémonitoire amène de gens à ne pas prendre le bateau ou l’avion qui va effectivement faire naufrage ou s’écraser, ce qu’ils ont vu n’était pas l’avenir réel mais quelque chose qui, implié dans le présent, était en passe de s’explier pour former l’avenir en question. En fait, le futur entrevu par eux différait du futur réel en ce qu’ils le modifiaient. J’estime donc préférable de voir dans ces phénomènes, s’ils ont une existence, des projections de l’avenir dans l’ordre implié du présent. Comme dit le poète, l’ombre de ce qui était sur le point de se produire s’étend déjà sur le présent, une ombre portée jusque dans les profondeurs de l’ordre implié.[2] »/ (…) l’avenir est un hologramme assez substantiel pour être perçu, mais dont la malléabilité reste suffisante pour que nous puissions le modifier. (…) Préférer tel ou tel avenir holographique revient pour l’essentiel à le créer. »

Michel Talbot, L’univers est un hologramme, 1991, Pocket, 1994 pour la traduction française, p. 346-350

David_BohmNotons que pour David Bohm, l’univers se compose de deux réalités différentes et absolument identiques, l’implié qui est la source divine de la réalité, source au potentiel infini, incommensurable à ce qu’on connaît, et qui reste en arrière-fond, et l’explié qui est la réalité telle qu’on la perçoit. Ce qui relie les deux mondes, c’est la notion d’hologramme dans ses caractéristiques essentielles : tout n’est qu’image, et en chaque parcelle du réel se tient la totalité du tout.


[1] Ian Stevenson, « A review and Analysis of Paranormal Experiences Connected with de Sinking of the Titanic, Journal of American Society for Psychological Research 54 (1960), pp 153-171.

[2] Entretien privé avec l’auteur, 28 octobre 1988.



Voyance et Temporalité

La ligne du temps pour les grammairiens

La ligne du temps inscrite dans la langue française

La conception ordinaire du temps rend la voyance impossible, d’où son rejet par la plupart des cartésiens et rationalistes en tous genres, au nom d’une vision conforme aux sciences. Pourtant il y a des recherches scientifiques sur la voyance, aux USA surtout, mais en France aussi. Nous en parlerons dans un autre article. Et surtout, en ce qui me concerne, il y a les preuves que j’accumule depuis plus de 20 ans, et si je compte mes propres rêves prémonitoires, plus de 40 ans.

Si la voyance existe, cela signifie que notre rapport au temps n’est pas celui qu’on croit, celui de cette ligne qui s’avance de gauche à droite, passant du passé au présent et du présent au futur. Déjà certaines conceptions philosophiques du temps ont repensé cette ligne en l’inversant : c’est le futur qui arrive au présent et s’écoule vers le passé.

Mais la voyance remet totalement en cause ces visions du temps linéaire, puisqu’au présent, certaines personnes captent des images du présent donc, mais qui parlent de l’avenir.

Comment est-ce possible ? Comme le disait déjà saint Augustin, le philosophe théologien à la base de la philosophie chrétienne, le passé est dépassé, donc n’existe pas, et l’avenir n’étant pas encore, n’est donc pas du tout. Ni le passé ni l’avenir n’existent. Seul le présent existe, et au présent, la mémoire du passé et l’anticipation de l’avenir qui sont des imaginations, des projections mentales dans des temps qui n’existent  pas et que l’on fait exister en image seulement, une image fondée sur l’expérience du passé dans un cas, une image simplement inventée dans le cas du futur.

Si Augustin avait raison, le voyant serait un charlatan, ce que beaucoup de personnes pensent. Ils seraient d’habiles mentalistes, capables, à partir des informations du présent d’imaginer correctement le plus souvent un avenir dont le présent porte les traces visibles et analysables par toute personne attentive. Or, je peux témoigner que les meilleures voyances, qu’on m’a faites, l’ont été sur des images d’un avenir imprévisible au présent. Quand la cartomancienne de Nouméa m’annonçait, alors que je n’avais pas encore trente ans, que je rencontrerai le père de mes enfants peu avant 40 ans, cela m’a paru fort peu vraisemblable. Quand Peggy Hol me voyait travailler sur des projets artistiques où le professionnel et le technique seraient mêlés, et alors que j’avais, complètement, fermé la porte du cinéma, j’ai pensé à une extrapolation et non à la captation d’une image future. Or, quelques années plus tard, j’ai effectivement travaillé avec des designers, où les questions techniques et artistiques sont indissociables.

Bref…

Comment le voyant peut-il, au présent, capter des images du futur puisque le futur n’existe pas ?

Il faut en réalité  admettre qu’il existe déjà.

Deux interprétations alors se heurtent à propos de ce futur qui existe déjà :

- ou bien ce futur est entièrement tracé, dans un déterminisme qui fait de l’homme un simple pantin, et le voyant ne ferait que capter ce qui est écrit depuis toujours dans le Grand Rouleau divin (pour parler comme Jacques le fataliste, le personnage de Diderot). On conçoit ce que cette vision de l’homme a de rebutant : c’est la liberté même qui disparaît là.

- Ou bien le futur est déjà en germe dans le présent, et c’est ce germe qui a déjà une consistance matérielle suffisante pour exister en image, ce que le voyant capte. Cette seconde vision, pour ma part, me semble juste. Et c’est elle que je vais essayer de rendre concrète.

N’importe quel médecin, sans être fataliste, peut voir, au présent, l’avenir d’une personne en fonction de ce qu’elle mange, boit, ou des activités physiques qui sont les siennes et d’une manière globale de son genre de vie. Il peut s’appuyer aussi sur la génétique. Ainsi, à un moment T et devant tel alcoolique, la cirrhose lui est visible. On peut même faire des statistiques pour chaque année d’alcoolisme, le pourcentage de « chance » d’avoir une cirrhose augmentant année après année pour un alcoolique.

On peut donc dire que la cirrhose est ce que capte, très rationnellement et au présent, tout médecin en face d’un alcoolique. Et à un moment donné cette prévision devient presque irrésistible (bien que pas totalement, un alcoolique pouvant mourir d’une autre façon, écrasé par exemple). C’est sur de telles captations rationnelles que se fonde la statistique médicale.

Car le présent est gros de l’avenir, bien qu’un avenir en formation.

MatriochkaCe que captent donc, selon moi, les voyants, ce sont les expressions concrètes d’un présent en formation, et non en exécution. D’où les erreurs de la voyance qui ne sont pas toutes dues à l’insuffisance d’un don. L’avenir peut être changé. Une conduite meilleure, une meilleure hygiène de vie, une prise de conscience et pour certains, la prière peuvent créer progressivement une expression matérielle qui prendra la place de celle qui semblait inéluctable.

La voyance nous désigne donc une autre image du temps : au lieu de la conception linéaire du temps, il faut l’imaginer sous l’image d’une poupée russe : le présent c’est la poupée extérieure, et cette poupée contient en elle des couches et des couches d’avenir en devenir. La poupée la plus grande à l’intérieur de la poupée du présent, c’est l’avenir qui est presque là, tout près et que certains voyants captent aisément. Mais certains descendent jusqu’aux poupées les plus petites, captant la matérialisation incomplète d’un futur en construction dès maintenant. Cette matérialisation en construction est captable quand elle a déjà une certaine consistance du fait du passé et de la vie au présent.

D’une certaine manière donc, on peut dire que le voyant ne voit pas l’avenir mais une forme de présent, ou bien qu’il voit l’avenir, parce qu’il est déjà, concrètement, une partie du présent, contenu en lui, comme le chêne est contenu comme un potentiel d’être dans le gland.

Liliblue.



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