De la cartomancie en plein dans le mile

Bien que Mâ soit une clairvoyante qui avait un don spectaculaire , elle n’était pas très fiable sur l’avenir. Elle était exaltante parce qu’elle voyait des scènes qui s’imposaient à elle, mais ces scènes étaient autant du passé et du présent, que de l’avenir. Et ses prédictions basées sur les images qu’elle percevait, ne répondaient que rarement à mes préoccupations et aux questions qui avaient motivé la consultation.

J’ai fait, à Nouméa, l’expérience d’une autre voyante, bien plus modeste, et qu’on m’avait recommandée , mais qui sur le coup ne m’avait pas impressionnée dans le bon sens. J’ai vraiment cru avoir fait une consultation inutile et sans intérêt.

NoumeaIl faut dire qu’après Mâ, cette cartomancienne d’origine asiatique et qui se contentait de tirer les cartes de manière sèche et sans détails, me sembla bien fade. Elle voyait peu de choses et celles-ci étaient en outre, très pénibles à entendre. Elle m’annonça en effet après que je lui ai demandé si j’allais rencontrer un homme avec qui je pourrais construire ma vie, que « je ne ferai la rencontre du « Père de mes enfants » que dans  une dizaine d’années, peu avant quarante ans et que j’aurais du mal à avoir des enfants, que j’en aurai sans doute un ou deux, mais qu’il me faudrait prier pour cela ».  Elle ajouta que « cet homme serait « taureau » de signe astrologique ».

J’avais un peu moins de trente ans à l’époque, j’étais plutôt jolie et bien décidée à avoir une famille et des enfants. Cela m’a semblé fort peu crédible comme prédiction. J’ai alors pensé que cette femme était méchante, et se servait de la cartomancie pour faire du mal aux autres, et je suis  partie assez dégoutée, et pensant avoir perdu mon temps et mon argent.

Inutile de dire que cette deuxième expérience m’a détournée de la tentation de faire d’autres rencontres de voyants, et durant le temps que j’étais à Nouméa, j’ai arrêté de consulter, me contentant de cette approche assez décevante de la voyance, entre une clairvoyante qui était épatante pour le présent mais incapable de donner des prédictions importantes pour l’avenir et une cartomancienne méchante et sans aucun don.

Je me suis alors persuadée que l’avenir n’était finalement pas vraiment visible, bien que j’étais aussi intriguée par le pouvoir de clairvoyance qu’avait Mâ pour voir le passé que je connaissais, et un présent, quand je ne le connaissais pas, ainsi que quelques petits détails de l’avenir.

Des années après, je compris que cette petite cartomancienne était loin d’être une mauvaise personne et une mauvaise professionnelle des arts divinatoires. C’était en réalité une excellente prévisionniste, quelqu’un d’honnête et même de délicat dans la restitution de ce qu’elle avait vu.

Je dus en effet attendre dix ans pour rencontrer Philippe, qui devint le père de ma fille, et qui était taureau de signe astrologique. Et ce n’était pas « l’homme de ma vie » mais bien « le père de mon enfant », je compris donc, quelques années encore plus tard, le sens de cette formulation qui  m’avait intriguée. Heureusement qu’alors, cette voyante-cartomancienne ne s’était pas expliquée.

C’était déjà bien assez décourageant pour moi d’apprendre que je devrais attendre dix ans pour avoir un enfant, s’il m’avait fallu en plus découvrir que cet homme serait loin de me rendre heureuse…

Cela me fit beaucoup souffrir d’attendre si longtemps cette construction familiale, car j’aimais les enfants et je n’imaginais pas vivre ma vie sans eux. Et j’avoue que cette voyance ne m’a pas aidée, car je ne lui avais pas accordé assez de crédit pour jouer le rôle très positif que peut jouer une prédiction quand elle promet quelque chose auquel on tient et en le datant !

Ce que j’ai vécu à Nouméa dans la relation à la voyance me semble caractéristique de ce que la voyance fait vivre à ceux qui veulent en apprendre quelque chose.

Les meilleures voyances que j’ai pu faire bien après étaient souvent pénibles à entendre, et peu capables d’entraîner mon adhésion de consultante, non seulement parce que décevant mes espoirs, mais surtout parce que donnant peu ou aucun de ces détails sur le passé et le présent, qui incitent à avoir foi dans les prédictions, ce que délivrent au contraire avec brio ces voyances éclatantes, remarquables dans leur description du passé et du présent, mais qui se révèlent finalement décevantes sur l’avenir.

Moralité de cette expérience : il faut des années de recul pour pouvoir juger de la valeur d’un voyant.

C’est pourquoi les  retours, qu’on trouve souvent sur les plateformes de voyance, mais aussi dans des forums indépendants de consultants, sont souvent inutiles et dangereux. Ils  peuvent détruire la réputation d’un professionnel des arts divinatoires qui a un vrai talent et encenser des télépathes ou des médiums excellents sur le passé et le présent, mais sans capacité prédictive.

Bien peu de foreur ou foreuse reviennent des années après pour confirmer ou infirmer les prédictions des voyants dont ils parlent. Or seul le temps peut fonder l’évaluation d’un don de voyance.

Ce qui ressort alors de ces forums de retour, c’est un grand mépris pour la voyance, et une grande colère contre les voyants. Pourtant la voyance, sous ses différentes formes, existe, et il y a des professionnels des arts divinatoires qui sont sérieux et même remarquablement armés pour aider les personnes qui viennent les consulter.

Et c’est pourquoi je propose ce blog, pour partager mon expérience de la voyance autrement que sur les forums, d’une manière que j’espère plus détendue et plus respectueuse pour tous.

Autre moralité : la voyance – qui existe, j’en ai eu maintes fois la preuve -  n’est pas forcément utilisable. Car, pour prendre l’exemple que je vous présente, quel bien cela m’a fait de savoir (sans y croire) que je ne rencontrerai le père de mon enfant que dans une dizaine d’années après la consultation ? L’instrumentalisation et la commercialisation actuelles de la voyance est une erreur. Elle a probablement pour vocation de nous ouvrir à une dimension mystérieuse de la vie.

Liliblue



Mâ, une clairvoyante d’exception en Nouvelle Calédonie

Mâ, une clairvoyante d'exception en Nouvelle Calédonie dans ANNEES 1980 à Nouméa Noum%C3%A9a+4

Pendant une longue période de ma vie, je n’ai plus eu de contact avec la voyance.

C’est en tant que jeune femme, partie en Nouvelle-Calédonie que je me trouvais, une nouvelle fois, en relation avec ce type d’expérience. Il y avait alors, une clairvoyante dont on parlait dans les soirées et qu’on disait exceptionnelle et qui avait choisi de se surnommer Mâ. Son vrai prénom était Monica.

Plusieurs de mes amies caldoches m’en avaient fait l’éloge, et j’avoue que, malgré mes expériences d’enfant, j’étais persuadée que cette Mâ était une fine psychologue qui tirait les vers du nez de ses consultantes, savait analyser leur langage, leur coupe de cheveux, leur look… pour en faire un bon commentaire. Toute ma culture et mes études me conduisaient à un grand scepticisme face à la voyance.

Mais mes amies étaient formelles: Mâ était tellement forte qu’on l’avait soupçonnée d’avoir un lien avec les R.G. et qu’elle avait dû prendre des mesures pour éviter toute suspicion sur son don : on ne pouvait prendre rendez-vous avec elle que sous un nom de fleurs… Mâ ignorait donc tout de vous quand vous arriviez devant elle.

Le détail m’a convaincu, il fallait que je sache ce qu’il en était… persuadée de parvenir à percer la supercherie.

J’ai donc pris rendez-vous sous le nom de « Marguerite ».

J’avoue avoir été suffisamment impressionnée moi-même pour revenir  trois ou quatre fois durant les années que je passais en Nouvelle-Calédonie. Et ces fois-là, ce n’était pas que pour l’amour de l’art. J’avais un compagnon qui ne s’engageait pas, et cela me torturait. Mâ m’avait donné suffisamment de détails précis sur ma vie pour me convaincre de « croire en sa voyance » et à son étrange éclairage.

Mâ était ainsi très forte sur les prénoms. Par exemple, quand je rentrais pour la première fois dans son joli cabinet de consultation, elle me demanda qui étaient « Antoine » et « Elena ». C’était le prénom de mon frère et de ma sœur. Cette dernière travaillait, à l’époque, dans la restauration en Suisse, et Mâ, sans que je ne dise rien, me demanda pourquoi ma sœur était entourée d’assiettes et de couverts… Les questions qu’elle posait montraient avec évidence qu’elle VOYAIT des images ou des scènes qui étaient connectées à la réalité.

Mâ était certainement une télépathe, mais pas seulement. Car elle voyait des choses du passé et du présent que je ne savais pas et que je parvenais aisément à confirmer après avoir pris des renseignements auprès de mes proches.

La consultation la plus impressionnante que m’a fait Mâ, c’était à propos de mon copain de l’époque, que j’avais quitté, mais que j’aimais toujours. Il était rentré en Métropole. Mâ me demanda dès que j’arrivais dans son cabinet pour l’interroger et avant même que j’ai pu dire quoi que ce soit : « Qui est Marc ? » C’était mon chéri de l’époque avec lequel je ne parvenais pas à tirer un trait. Elle m’annonça que  « Marc  était amoureux d’une femme et qu’elle le voyait dans une ville qui avait des arènes, que c’était un coup de foudre et qu’il n’y avait rien à faire ». J’ignorais alors totalement qu’il avait rencontré une autre femme et qu’il était avec elle à Nîmes, ce qu’un ami commun, interrogé le soir même, me confirma .

Sur l’avenir je n’ai pas été complètement conquise par le talent de Mâ qui voyait des choses justes mais ignorait l’importance qu’elles auraient dans ma vie, ce qui rendait ses prédictions bien peu utilisables. Elle m’annonçait ainsi telle ou telle rencontre importante selon elle, quand en réalité, c’était un homme qui m’apparaissait clairement de passage, y compris dans les premiers temps de la rencontre. J’ai surtout été estomaquée par son don pour voir le réel au présent et un réel éloigné géographiquement ou qui m’était simplement inconnu . Mâ me fit cependant quelques petites prédictions qui se réalisèrent.

Le plus important dans l’expérience qu’a représentée pour moi mes consultations avec Mâ, c’est que j’ai eu, plusieurs fois, la preuve, sous mes yeux,  que Mâ avait une vision. Son regard était pris dans le phénomène.

Elle avait une boule de cristal, qu’elle fixait à ces moments  là. la boule de cristal-main

Ce fut très étrange et très intéressant de voir très précisément à quels moments Mâ avait une vision, parce qu’il se passait un phénomène physique à ce moment là, qui faisait « crépiter » ses yeux, et que je ne peux expliquer par le fait que, sans doute, la pupille s’élargissait ou se rétractait de façon très rapide, comme si ses yeux enregistraient des changements d’intensité lumineuse dans la succession de scènes que la clairvoyance, seule, permettait voir, et qu’immédiatement Mâ décrivait.

Je n’ai jamais revu cela chez aucun des voyants que j’ai consultés, mais cela représenta pour moi, une forme de preuve concrète de la clairvoyance.

A partir de là, je n’ai plus douté de la possibilité humaine de voir bien au-delà des perceptions ordinaires, et même de voir ce qui n’existe pas encore physiquement, mais qui, manifestement, possède déjà une forme d’expression imagée que les clairvoyants ont le don de voir.

Yaguel Didier, interrogée quelques années plus tard, confirma le rythme intense par lequel les flash délivrent les images : elle le comparait aux images très rapides qu’on voit dans les clips. Et cela concordait avec la seule explication que j’avais trouvé de ce crépitement du regard lors d’un flash de voyance.

Liliblue



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