Jocelin Morisson au pays des voyants

JOCELIN MORISSON AU PAYS DES ARTS DIVINATOIRES

 La-Voyance-Une-enquete-aux-frontieres-de-l-occulte

L’avant propos de Stephane Alix

« Autour de nous, quantité d’expériences se produisent que nous ne comprenons pas. Ces expériences que nous qualifions d’extraordinaires, voire de surnaturelles (…). Aussi ces expériences extraordinaires suscitent-elles deux formes de réactions opposées : rejet ou fascination. Mais pourquoi n’aurions-nous le choix qu’entre ces deux options ? Ce livre vous présente une autre voie, celle de l’enquête journalistique sérieuse et objective. » Ainsi commence l’avant-propos du livre de Jocelin Morisson écrit par Stéphane Alix.

Jocelin Morisson est un journaliste scientifique, « passionné par les liens entre science et spiritualité » explique sa biographie postée sur INREES. Il a écrit La Voyance, livre publié en 2014, et qui entraîne les lecteurs « dans cette enquête extraordinaire » qu’il a voulu mener, « aux frontières de l’occulte » et « sur les chemins multiples du continent Voyance, si riche et si mystérieux ».

L’introduction

 Jocelin Morisson explique que « la motivation de cet ouvrage est de rapporter des témoignages, des comptes-rendus d’enquêtes, mais aussi des résultats d’expériences scientifiques, qui montrent que la voyance est une réalité incontournable et non une question de croyance ».

Même si la recherche scientifique est, pour le moment incapable d’expliquer les témoignages, pour autant, l’auteur explique qu’il serait « insensé de passer par les pertes et profits ce corpus de récit », d’autant que ces vécus existent depuis des millénaires et dans toutes les cultures.

Si au XXIe siècle, la voyance continue à se pratiquer c’est, selon Jocelin Morisson, qu’elle témoigne « de capacités encore incomprises de la conscience humaine » qui interpellent sur le rapport à l’espace-temps de l’humanité.

C’est dans le deuxième ce livre, que Jocelin Morrisson aborde la question qui traverse ce blog depuis qu’il existe : « comment distinguer les authentiques voyants de ceux qui exploitent sans vergogne cette naïveté autant que les souffrances de personnes fragilisées par l’incertitude et la peur du lendemain ».

Ce livre est constitué de cinq chapitres.

Le premier chapitre donne la parole aux voyants et cherche des lignes de convergence dans le vécu qui les a menés à faire de leur don et de sa découverte un métier. Vous y trouverez le témoignage de Pierre Yonas, ancien enfant de la DDASS et qui s’est retrouvé la rue à 15 ans, sa mère adoptive ne voulant plus le garder. Le dialogue avec Pierre Yonas sert de fil directeur auquel s’agrège des dialogues avec Alexis Tournier qui parle de ses voyages en corps astral, mais aussi avec Maud Kristen, Guy Angéli, et Esméralda Bernard.

Le second chapitre fait un tour d’horizon culturel et civilisationnel autour des pratiques divinatoires pour déterminer des caractéristiques universelles qui permettent à la conscience de fonctionner « au-delà du cerveau ». Y sont abordés l’histoire du tarot dans son usage divinatoire, puis le Yi King, et la découverte qu’il fut pour Jung. Morisson revient ensuite sur les arts divinatoires tels qu’ils se pratiquaient dans les temples antiques en Grèce et ailleurs, par des prêtresses éminemment respectées. Puis, l’auteur aborde les runes et enfin le chamanisme.

Le troisième chapitre étudie la clairvoyance dans d’autres usages que personnels : le remote viewing, dans le cadre de l’espionnage durant la guerre froide, mais aussi dans l’archéologie, et enfin dans la recherche policière de personnes disparues, et enfin comme consulting en entreprise). C’est dans ce chapitre que vous trouverez des indications sur les travaux du SRI (Stanford Psychical Research), organisme dirigé par deux physiciens, travaux qui ont intéressé la CIA et la NSA.

Ceux qui s’intéressent au Remote Viewing trouveront l’extraordinaire histoire de la participation de Pat Price à la libération de Patricia Hearst, petite fille d’un magnat de la presse aux USA, qui fut enlevée le 4 février 1974, par des terroristes « Armée de libération ». Pat Price était un commissaire de police à la retraite qui avait utilisé ses dons paranormaux dans son métier, et qui s’est proposé de participer, avec succès, à l’identification et à la localisation des terroristes.

Le quatrième chapitre aborde le phénomène d’« ouverture du troisième œil » chez de jeunes adolescents ou adultes qui se mettent à voir en transparence les organes des corps par exemple, mais aussi des énergies dans la nature et parfois des êtres subtils. Le cas le plus connu étant celui de la jeune Russe Natasha Demkina, auquel se sont intéressés le très sérieux The Guardian et la chaîne Discovery Channel qui a réalisé sur elle un documentaire. L’auteur connaît personnellement une jeune Française qui a, elle aussi, reçu son don suite à une longue hospitalisation et qui apprend à manipuler son aura pour calmer les douleurs.

Le dernier chapitre rend compte des études statistiques qui portent sur la clairvoyance ainsi que les cas de recherche policière qui attestent de la réalité du phénomène.

La conclusion porte sur le temps et tente de répondre à la question de son existence ou de sa non-existence en mettant en relation les expériences de clairvoyance et les représentations des physiciens de la physique quantique.

Suivent deux annexes qui portent sur les bonnes conduites du consultant

-       La première donne la parole à une psychologue, Patricia Serin

-       La seconde donne la parole à deux voyantes : Maud Kristen et Esméralda Bernard

 

VOICI QUELQUES IDÉES ÉCLAIRANTES DU LIVRE DE JOCELIN MORISSON

L’expérience traumatique est souvent en jeu dans le déclenchement du don de clairvoyance

Une enfance souvent malheureuse (Pierre Yonas, Alexis Didier, Gérard Croiset par exemple) est en jeu dans le destin des plus performants des clairvoyants. Les jeunes clairvoyants qui voient les organes comme aux rayons x découvrent leur don après des séjours longs à l’hôpital.

Beaucoup de voyants que j’ai moi-même interrogés sur le déclenchement de leur don confirment ce qui est à ce propos dans le livre de J. Morisson. Ils m’ont parlé d’un ou de plusieurs deuils très douloureux, souvent liés à la relation parent-enfant, deuil précoce ou deuil d’un enfant unique, comme l’élément déclencheur.

Voici le témoignage de Maud Kristen qui a beaucoup réfléchi à la nature de son don :

« Après en avoir parlé avec des confrères et connaissant leur histoire, il apparaît que ce sont souvent des gens qui ont eu à traverser des épreuves personnelles. Que ce soit dans l’enfance, dans l’environnement familial ou social, des épreuves suffisamment difficiles pour que le canal du langage ne soit plus suffisant pour se repérer. De la même façon que les aveugles développent une ouïe plus fine, les gens qui développent leur sixième sens ont souvent dans l’enfance été plongés dans des situations familiales ou sociales difficiles, voire violentes, et ils sont obligés de développer leur sixième sens pour d’une certaine manière trouver un mode de survie, car ce sixième sens leur donne accès à des informations sur ce qui se passe vraiment. Le sixième sens vient alors comme une défense psychique naturelle pour compenser un milieu où il y a de la violence, ou du mensonge. »

Que voient les voyants ?

Yaguel Didier m’avait dit qu’elle voyait comme des films ultras rapides, des sortes de clips avec des images au rythme accéléré. On retrouve un peu la même idée dans les témoignages des voyants interrogés par Jocelin Morisson, mais avec des nuances. 

Yolande de Châtelet reprend l’idée du film, mais sans la notion d’accélération. Voir en clairvoyance le futur, pour elle, c’est arriver dans un film en train de se dérouler.

Maud Kristen parle de « mémoire du futur », elle capte des images du futur comme nous nous souvenons du passé.

Comment le futur peut-il être décrit alors qu’il n’existe pas ?

D’abord, contrairement à ce qu’on croit souvent, le futur est déjà en partie écrit. Si je suis un alcoolique, j’ai un futur assuré ou quasiment assuré : la cirrhose du foie. Tout notre passé et notre présent se lancent vers un futur qui, s’il n’est pas complètement écrit, l’est déjà en grande partie.

Pierre Yonas affirme en outre que « les grandes lignes sont déjà écrites », autrement dit, que l’âme humaine choisit son destin avant de s’incarner. Ce qui est entre ses mains, c’est la façon dont elle va vivre ce destin. Mais elle peut aussi suivre des chemins parallèles plus ou moins laissés entre ses mains du fait du libre arbitre.

La question est donc moins de savoir comment font les voyants pour capter des images d’un futur qui n’existe pas, mais pourquoi ils arrivent à capter des images d’un futur qui est déjà en partie écrit. Car c’est ce futur qui est déjà écrit que les voyants captent. Où et comment sont les seules vraies questions.

Où existent ces images que les voyants captent du futur ?

Pour Alexis Tournier, les images des voyants existent dans une dimension de la réalité qui se trouve « hors de l’espace-temps » et qui serait comme une « matrice » ou une « conscience globale » où les voyants iraient chercher l’information.

C’est ce que le physicien D. Böhm appelle « l’ordre implié » ou « implicite » et « divin » où l’être un, contient tout, ce qui exista, ce qui existera, pou même ce qui restera potentiel.

David Bohm oppose l’ordre implié à l’ordre explié (ou explicite) qui correspond à l’existence, ce qui se voit dans ce que nous appelons la réalité.

Le libre arbitre existe-t-il ?

D’abord, tout le monde ne croit pas à l’existence du libre arbitre. Pour Spinoza par exemple, nous sommes entièrement déterminés, d’une part par notre nature propre, qui n’est autre que l’étincelle divine qui est en chacun, puisque le spinozisme est un panthéisme. Et d’autre part, nous sommes déterminés horizontalement par le déterminisme causal, et on dirait maintenant, un déterminisme à la fois génétique, sociologique, et psychologique.

D’autres, comme le physicien Philippe Guillemant, croient non seulement au libre arbitre c’est-à-dire que chacun a le choix, au moment présent, entre plusieurs actions, mais aussi qu’il existe une autodétermination par notre imagination qui crée, dans le futur, une sorte d’attraction qui nous tire vers elle, et qui a autant de force que le passé nous pousse dans un sens.  

Ainsi pour Spinoza, que l’alcoolique dont parlions tout à l’heure meurt d’une cirrhose ou qu’il guérisse ne relève pas d’un choix, mais d’une causalité à la fois intérieure et extérieure (il a des ressources intérieures, il rencontre ou pas un thérapeute exceptionnel qui l’emmène vers la guérison, il a une famille persécutante qu’il n’arrive à fuir que dans l’alcool…).

En revanche pour Philippe Guillemant, si l’alcoolique n’arrive pas à sortir de son addiction parce que le poids du passé est terrible, l’hypnose par exemple qui oriente son esprit vers la création d’un autre destin va générer une image de la guérison qui sera un contrepoids à la causalité du passé et va l’aider à sortir de l’alcoolisme.

D’où l’importance des techniques de visualisation ou d’hypnose qui travaillent à créer un autre futur par l’imagination.

La difficulté principale que rencontrent les voyants, et particulièrement les débutants

Ce n’est pas facile pour eux de toujours bien distinguer entre l’intuition et ce que nos sens perçoivent et que notre intelligence déduit à partir de ce qui est perçu et ce serait une des raisons qui expliqueraient bon nombre d’erreurs dans les prédictions ou actes de clairvoyance.

« Il faut constamment faire le tri entre les informations véritablement intuitives et celles qui résultent d’une déduction logique » affirme ainsi Alexis Tournier qui forme ses élèves à ce tri.

Les voyants doivent donc avoir acquis avant de proposer leurs services, des techniques pour se déconnecter de l’approche « normale » du réel.

Les études statistiques montrent qu’aucun voyant, aussi doué soit-il, donne des informations fiables à 100% et dans 100% des cas

Jocelin Morisson donne l’exemple d’un clairvoyant très connu et extrêmement doué, mais qui ne l’a pas été dans toutes les affaires où il mettait en exercice son don, toujours de manière gratuite : le néerlandais Gérard Croiset, dont le cas a été étudié de très près par le Pr Wilhelm Tenhaeff de l’Université d’Utrecht, a ainsi collaboré de nombreuses fois avec la police, annonçant souvent la mort d’enfants enlevés aux parents qui pouvaient de ce fait faire leur deuil. Sollicité en 1978 par Interpol pour aider à localiser Aldo Moro enlevé par les Brigades rouges, malheureusement tué presque immédiatement. Mais, quand il fut sollicité dans une affaire d’enlèvement se passant en Australie, Gérald Croiset connut un échec cuisant.

Jocelin Morisson nous rappelle que la voyance est un art, et comme tout art, il a des fluctuations dans son exercice.

À quel rythme faut-il consulter ?

Personnellement, du fait aussi que je tiens ce blog, je consulte actuellement un voyant par mois, mais parfois plus. Ce n’est pas du tout conseillé d’après les voyants qui donnent leurs conseils dans le livre de Morisson.

Tous les voyants interrogés disent que la voyance crée une dépendance, particulièrement sur les audiotels où la consultation est instantanée et répond souvent à une pulsion.

Il faut donc apprendre à bien consulter, c’est-à-dire à limiter sa consommation d’informations par voyance interposée pour éviter l’addiction.

Les conseils de la psychologue et des voyants pour une bonne consultation

Se fier au bouche-à-oreille pour sélectionner un voyant (d’où l’intérêt de ce blog où un travail de sélection en amont est très sérieusement entrepris avant qu’un voyant soit recommandé).

Pour éviter que le voyant dérive sur des déductions logiques, il faut s’abstenir de lui donner des informations, rester le plus vague possible ou le plus général possible quand il vous pose des questions. Pour les mêmes raisons, mais aussi pour respecter la concentration du voyant, il faut s’abstenir de l’interrompre ou rompre le silence qui lui permet d’aller chercher les informations.

Le prix de la consultation doit rester raisonnable (c’est le conseil de la psy, pas de Maud Kristen !!!).

La consultation peut révéler des choses gênantes d’où la question qu’on doit se poser avant de consulter : est-ce que je veux vraiment connaître la vérité ?

Si ce que je désire c’est être conforté dans mes désirs, il faut s’abstenir de consulter, car ce désir risque d’être capté et la voyance risque, alors, de vous renvoyer à lui, dans une consultation inutile, car complaisante.

Ce qui signifie que le désir du consultant est partie prenante dans la qualité de la consultation, pas à 100% bien sûr, mais en partie.

Les voyants pensent qu’une ou deux consultations par an maximum sont déjà suffisantes.

Voici une interview de Jocelin Morisson par Lilou Macé :

https://www.youtube.com/watch?v=1517CiEb2u0

 



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