L’addiction à la voyance

A la fin des années 2010, j’ai vécu un croisement de problèmes qui m’ont conduit à une forme d’addiction à la voyance. Déjà en 2005, au moment où je me séparais du père de mon enfant, la séparation fut si dure à vivre – mon compagnon, que je quittais, usait de ses droits de père non pour voir sa fille d’abord, mais pour me tourmenter – que j’avais appelé quatre ou cinq voyants dans un temps très court. Mais entre 2008 et 2010, j’ai vécu un épisode d’addiction à la voyance bien plus important : je subissais, en effet, un harcèlement dans le travail, et la pression étant forte, je me suis mise à consulter à tout va, et là, bien bien plus que 5 voyants.

Avec le recul, je peux témoigner de ces épisodes, et pourquoi celui de 2010-2012 fut bien plus sévère, mettant gravement en danger mon équilibre financier.

L’épisode de 2005

Je peux répondre à la question essentielle du pourquoi en face de cette micro-addiction :

j’étais en possession du Guide Anne Placier et sous l’impulsion d’une angoisse, j’ai appelé une voyante très connue et très bien notée par Anne Placier. Ses prédictions m’ont littéralement affolée. J’ai paniqué et durant une dizaine de jours, j’ai appelé quatre autres voyants qui me laissaient une impression de grande insuffisance. Je sentais qu’ils n’étaient pas de bons voyants.Et cela me conduisait à reconsulter encore et encore.

Pourquoi n’ai-je pas appelé les voyants que je connaissais déjà et qui m’avaient prouvé leur don ? C’est là un des mystères de l’addiction que j’ai retrouvée entre 2010 et 2012, durant cet intermède de panique, je me dirigeais vers des voyants que je ne connaissais pas, et qui, par leur incompétence, aggravaient une panique qui se nourrissait à des consultations faites pour la dépasser.

Comment je suis sortie de cet épisode ? J’en suis sortie très rapidement, et je dois dire que c’est grâce à Danielle Féral qui m’a immédiatement rassurée sur les angoisses que j’avais à propos de mon enfant. Et bien sûr elle avait raison. Malheureusement Danielle Féral fut incapable de m’aider lors de l’épisode bien plus long de 2010-2012, parce que précisément, son don, réel, alimentait mon angoisse. Mais  ce fut surtout la découverte des plateformes de voyance qui fut délétère pour moi.

tarot-zen-alinénationL’épisode de 2010-2012

Cet épisode fut nourri, cette fois, par de grosses difficultés dans le travail. Je vivais une relation de rivalité qui a conduit une collègue à me mettre des bâtons dans les roues pour tout ce que j’entreprenais. Et cette collègue était la maîtresse du chef…

J’ai commencé par consulter, au moins une fois par semaine, des voyants ayant leur cabinet, en partie à partir du nouveau Guide d’Anne Placier, puis du Guide Rappaz et Gaudin. Parmi ces professionnels, certains connus par le bouche-à-oreille, il y a eu des professionnels de qualité : Danielle Féral dont j’ai déjà beaucoup parlé, Ketty, Estelle de estellemediumspirite, Fabien de Lyon, en particulier.

Malheureusement je n’en suis pas restée là. J’ai découvert Wengo et Avigora, et je suis tombée dans une addiction sévère. Chaque brimade, chaque humiliation, chaque bâton dans les roues de mon travail, m’ont conduit à quêter l’aide immédiate de personnes aussi peu compétentes que possibles, parce que la présentation de ces voyants en vitrine, avec possibilité de téléphoner à l’un d’eux pour avoir immédiatement une consultation, répond de manière dramatique au besoin compulsif d’être rassuré, de celui qui est en souffrance.

Quelques professionnels sérieux sont ressortis cependant, au milieu d’une foule de gens sans aucun don ou un très petit don, et furent, et restent capables de « voir » des éléments du futur. Je citerai parmi eux et sur Avigora : Célia, Florence Rougelot, Laé.

Mais je dois dire que la consultation des bons voyants ne m’a pas souvent aidée, guère plus que celle des nombreux pseudo voyants qui officient là, car les prévisions furent parfois très négatives, relançant l’angoisse et parfois, et quand elles étaient positives, très décalées dans le temps.

De plus, le mélange des prédictions fausses et des vraies fait que le consultant ne parvient plus à s’y retrouver et ne sait plus que croire, et de ce fait, il reconsulte encore.

Je crois, si je me fie à ma propre expérience que le consultant ne veut pas la vérité quand il entre en addiction. Il veut être rassuré. Il paie, non pour savoir ce qui va se passer réellement, car il lui faudrait alors accepter l’inacceptable, et pour moi, il aurait fallu que je regarde en face que la situation allait durer deux ans. Il consulte pour nourrir son espérance d’une issue rapide à ses problèmes, et pour garder, ainsi, la tête hors de l’eau. Il se tourne alors vers des pseudo-voyants qui lui donnent ce qu’il veut.

Mais alors il s’enfonce , ne serait-ce que par le déséquilibre financier qu’une telle consommation implique. Et, d’autre part, voir petit à petit ses espérances ne pas se réaliser, reculer de mois en mois une délivrance sans cesse annoncée comme imminente, sans cesse promise par de pseudo-voyants, c’est quelque chose qui détruit intérieurement.

La mauvaise qualité des prestations qu’on lui sert le conduit en outre, à vouloir mieux, et donc à consulter encore…

C’est un cercle vicieux.

Je reconnais que si j’avais vraiment voulu savoir la vérité, j’aurais appelé les voyants que j’avais connus dans les années 2000 et qui étaient non seulement sans complaisance mais avaient des aptitudes réelles à la prévision, et se trompaient peu dans la datation des prédictions. Mais je pense, avec le recul, que je ne voulais surtout pas savoir que le harcèlement que je vivais était impossible à combattre ou à éviter, et qu’il allait durer un certain temps, un temps très long quand on le vit.

Par ailleurs, je dois dire qu’avoir trouvé quand même des voyants de bonne qualité sur ces plateformes est une aide relative à une moindre consommation. Mais relative seulement, car la consultation étant à la minute, elle s’y trouve presque  toujours bâclée, et laisse le consultant dans la frustration, ce qui le conduit encore à rappeler un peu plus tard.

Je vois donc trois causes principales à cette addiction à la voyance : la durée, dans le temps, d’une difficulté existentielle bien-sûr, mais aussi la facilité d’accès aux professionnels dans les plateformes de voyance, et la mauvaise qualité de la plupart de ceux qu’on y trouve.

Comme en témoigne celle qui fut l’un d’entre eux, Rose-Anne Vicari, il y a rarement de bons voyants sur audiotel, et il y en a très peu sur les plates formes de voyance. A part dans les premières années de sa vie professionnelle, un bon voyant a, en effet, remarque-t-elle avec bon sens, les moyens de vivre de son don dans un certain confort et donc en cabinet, où il donnera le meilleur de lui-même.

Liliblue



15 commentaires

  1. Y. Mer13 23 avril

    Bonjour Liliblue,

    Merci pour votre blog. Je le trouve très intéressant, riche de vos articles pertinents sur le sujet, offrant une approche qualitative de la voyance côté consultant.

    Répondre

    • Liliblue 23 avril

      Bonjour Y.Mer
      Merci pour vos encouragements, c’est important d’en avoir, quand on se lance dans un travail de fond.
      Et surtout bienvenue sur ce blog.
      Lili

      Répondre

  2. Aurore 23 avril

    Bonjour Liliblue et les lecteurs/trices de ton blog

    Je rejoins tout à fait ton expérience de l’addiction qui,à l’image de ton blog, est très bien argumentée.

    J’ai vécu l’addiction pendant un an et demi environ,voire deux ans, sur une plateforme numérique très populaire,ceci suite à une déception sentimentale.

    Faute d’avoir trouvé, dans mon entourage, une écoute donc un dialogue permettant d’extérioriser ce mal vivre et les angoisses qui l’accompagnent, j’ai beaucoup consulté en vain,je m’accrochais à des chimères, des promesses de retour et de construction qui n’ont jamais abouti.
    J’avais commencé à douter, au bout de trois mois, de ‘non retour’ de l’être aimé mais un voyant ‘populaire’ à cette époque sur la plateforme me soutenait le contraire même lorsque sept mois plus tard, je lui montrais la preuve écrite du courriel de l’être aimé qui était on ne peut plus clair sur son non retour.

    J’ai continué à consulter en parallèle d’autres « voyant(e)s » et y laissé un joli pactole, quand on pense qu’une minute peut coûter jusqu’à 3.70 euros.

    Certain(e)s « voyant(e)s semblent honnêtes,d’autres sont de vils commerçants qui se gavent du mal de vivre de leurs contemporains.

    Aujourd’hui, je ne consulte quasiment plus et suis bel et bien sortie de cette addiction mortifère, j’aimerais dire à celles et ceux qui « tombent dans la voyance » d’être extrêmement prudent(e)s et surtout d’essayer de trouver auprès de la famille ou d’ami(e)s voire d’association d’écoute psychologique, un dialogue, une écoute.

    Des cellules d’écoute et de dialogue devraient exister en toutes circonstances pour soulager le poids du stress, du mal vivre existentiel qui sévit dans nos sociétés.

    Répondre

    • Liliblue 24 avril

      Bonjour Aurore, vous avez parfaitement raison, la déception sentimentale est, avec les problèmes pour trouver du travail, ou de harcèlement dans le travail, l’une des premières causes d’une addiction à la voyance. Ce que vous décrivez correspond à l’expérience commune : la solitude, le besoin de faire renaître sans cesse le souvenir ou l’image de la relation, de garder espoir, d’entendre parler de l’aimé et du couple qu’on formait avec lui, tout ceci conduit à une dépense totalement déraisonnable, et qui rentre dans la pathologie addictive. Même un bon voyant peut s’accrocher aux idées qu’il avait au départ, et conduire à une espérance malsaine et de ce fait, à ne pas permettre au consultant de faire son deuil de la relation.
      Il est malheureux que ce soit quand on a le plus besoin de la vérité qu’elle soit le moins dispensée par les voyants. Par ma propre expérience, je peux dire que c’est quand je n’attends rien de spécial de l’avenir que les meilleurs flashs me sont accordés. Cela signifie que si la voyance est réelle – j’en ai eu de nombreuses preuves – elle ne peut que rarement nous aider, elle risque même aggraver les choses. Cela n’empêche pas l’intérêt pour cet art si particulier. En fait, je pense qu’une consultation ou deux par an, des vraies, qui durent au moins une heure, avec un voyant choisi, et surtout pas sur une plateforme, sont amplement suffisantes. A vrai dire, il faudrait s’en tenir là.
      D’où les quelques noms que je donne sur ce blog, pour le cas où quelqu’un chercherait un professionnel sérieux.
      Mais je dois insister sur le fait que si ce professionnel donne des consultations en privé, le résultat est bien meilleur que sur une plateforme. De plus, en se contentant des consultations en privé, l’addiction est quasi impossible. Le problème des plateformes et leur rôle dans l’addiction, c’est en effet la rapidité entre le besoin d’être aidé, l’impulsion et même la compulsion à consulter, et l’accès aux voyants. A cela, s’ajoute une autre cause : le minutage hors de prix stresse le consultant, et le voyant, même bon, ne voit plus grand chose de ce fait. Du coup, le consultant est insatisfait et reconsulte encore et encore.
      Donc un conseil : ne consultez jamais sur une plateforme si vous avez le choix. Personnellement j’ai totalement arrêté de consulter sur wengo, où pourtant officie Elena Wolska que j’apprécie en tant que voyante et en tant que personne. Mais wengo m’a coûté beaucoup sur le plan financier et humain. Je me sens beaucoup mieux depuis. Et mes finances aussi.

      Répondre

    • Lise 5 mai

      Bonjour,
      Je suis étudiante en école de journalisme et je réalise actuellement une enquête sur l’addiction à la voyance dans le cadre d’un magazine école. Je souhaiterais pouvoir vous poser quelques questions sur votre expérience d’addiction à la voyance et sur votre témoignage, qui peut tout à fait rester anonyme si vous le désirez. Cela m’aiderait considérablement pour mon travail.
      Dans l’attente de votre réponse, merci.

      Répondre

      • Liliblue 10 mai

        Bienvenue Lise, écrivez-moi dans quelques jours, si vous n’avez pas reçu mon invitation.

        Répondre

  3. chantemesse 31 mai

    Bonjour liliblue
    En fait je ne comprends pas très bien, vous avez apprécié
    Aurore ?
    Vous avez eu des retours avec elle ?

    merci

    Répondre

    • Liliblue 31 mai

      Bonjour Chantemesse, Aurore est une consultante, et non une voyante. Il y a bien une Aurore voyante mais je ne l’ai pas consultée.

      Répondre

  4. Sauvekipe1 17 février

    Merci pour vos infos. J ai eu bruno de nys il y a environ quinze jours pour un problème de harcèlement moral au travail. Assez décevant j ai trouvé. Pas besoin de conseils je demandais juste de la voyance pure. Par contre au niveau des dates je crois qu il est bon. Et assez juste sur les possibles ou non opportunités pro. À consulter Sylvie cariou. Mauvaise sur les dates et parfois graves confusions passe futur mais assez juste pour la plupart du temps. Donne des faits des prénoms, pas de conseils, voit très bien l entourage du consultant.

    Répondre

  5. Lise 5 mai

    Bonjour,
    Je suis étudiante en école de journalisme et je réalise actuellement une enquête sur l’addiction à la voyance dans le cadre d’un magazine école. Je souhaiterais pouvoir vous poser quelques questions sur votre expérience d’addiction à la voyance et sur votre témoignage, qui peut tout à fait rester anonyme si vous le désirez. Cela m’aiderait considérablement pour mon travail.
    Dans l’attente de votre réponse, merci.

    Répondre

  6. Tiline 8 juin

    Bonjour
    Ce blog est intéressant merci !
    Je ne trouve pas la page ou vous détaillez la’ consultation avec Danielle Feral est ce normal ? Je l ai moi même consulte et j aurai aimé avoir votre retour là concernant
    Merci
    Tiline

    Répondre

    • Liliblue 10 juin

      Tout d’abord, bienvenue sur ce blog dédié à l’analyse des phénomènes paranormaux et aux arts divinatoires et bonjour. Vous me questionnez sur Danielle Féral, malheureusement, je n’ai rien à dire sur cette voyante. Je ne présente ici que les voyants dont je suis sûre à 80% qu’il auront plus ou moins rapidement et c’est souvent très tardivement, des retours positifs en nombre, parce qu’ils en ont eu avec moi dans le passé. Daniel Féral n’est plus accessible par téléphone, je ne peux donc pas la recommander.

      Répondre

  7. Tiline 16 juin

    Bonsoir. Merci pour votre réponse mais je n ai pas bien compris. Il me semblait avoir lu plusieurs fois sur votre site que vous aviez consulté souvent Danielle Féral et qu elle vous semblait plutôt bien non ? J’aurai aimé en savoir +
    Merci, bonne soirée !

    Répondre

    • Liliblue 23 juin

      Je ne peux me prononcer sur une voyante qui ne donne plus de consultations téléphoniques, car je ne peux me rendre sur Paris pour la voir. Les consultations que j’ai pu faire dans le passé sont trop anciennes pour être utiles.

      Répondre

Laisser un commentaire

Agence Immobilière en Vallé... |
Change The World Together |
April Bowlby |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Luxotesteuse
| Samrelou
| Kyandiyu.