Confession d’une voyante

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Rose-Anne Vicari, fut voyante sur audiotel et sur une plateforme type Avigora ou Wengo. Et n’en pouvant plus de gruger sa clientèle, prise de remords, elle arrête la voyance et écrit ses Confessions.

Comme toute personne intéressée par la voyance, j’ai lu ces Confessions, et j’avoue avoir retrouvé bien des éléments qui étaient visibles dans les forums de retours que j’ai fréquentés où des témoignages portaient sur la voyance dans l’audiotel : mépris radical des consultants par les voyants et par les propriétaires des audiotels, voyance à la chaîne, exploitation économique et financière des dits « voyants », absence totale de confidentialité puisque les consultants qui attendent leur tour dans la chaîne audiotel, entendent tout des échanges entre le consultant en ligne et le voyant, absence d’exigence des consultants à l’égard d’une voyance au rabais…

Que dire sinon que la voyance et l’audiotel ne font pas bon ménage ensemble. Ce don fragile exige de bonnes conditions qui sont d’emblée absolument exclues dans le type de relation que voyants et consultants y peuvent avoir.

J’adhère aussi aux dénonciations que fait Rose-Anne Vicari de certaines plateformes, dont Wengo est très représentatif. Comment les voyants qui restent parfois 24 heures à disposition, pour faire du chiffre, peuvent-ils exercer leur métier confortablement ? Et surtout, ces plateformes sont, avec l’audiotel, à l’origine de cette addiction montante qu’est celle de la voyance.  Je reviendrais sur ce point dans un article consacré à Avigora et Wengo où je fus et reste en partie cliente. Par ma propre expérience, je peux dire que très peu de bons voyants sont sur ce type de plateforme, mais il y en a. Tout comme il y a un bon usage de ces plateformes, mais c’est un usage restrictif.

Par contre, là où je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteure de cette Confession, c’est sur la généralisation qu’elle fait de son cas particulier à l’ensemble des professionnels de la voyance.

Quand on connaît la diversité des manières de vivre sa profession, on voit tout de suite, à la lecture de son essai, qu’elle a fait partie des pires cas qui existent : une personne qui a peu de dons, ou pas du tout, et dans son cas, à lire ses propos, je dirais, un petit don, et qui veut néanmoins en faire un métier.

Pour être à l’aise, dans n’importe quel métier, il faut avoir une assise professionnelle suffisamment large, et dans le cadre de la voyance, ce ne peut être qu’un don réel, vérifié par de nombreuses preuves, et qui permet de se faire une clientèle fidèle qui consulte en cabinet ou par téléphone. Mais cela ne suffit pas. Un bon voyant a aussi une éthique professionnelle qui lui interdit par exemple de parler de la mort, celle des consultants et celles de ses proches, qui le conduit, en cas d’échec d’une voyance, à refaire un point et un suivi sans que cela engage de nouveaux frais pour le consultant, qui assure d’une parfaite confidentialité, qui refuse de prendre un consultant quand la voyance ne peut pas se faire, quand aucun flash, aucune intuition réelle ne vient, qui teste donc, durant quelques minutes en début de consultation la fiabilité des informations qui sont les siennes, etc.

Dans le témoignage de Mme Vicari, nous sommes loin du compte.

On peut cependant être reconnaissant à Mme Rose-Anne Vicari, car elle a dévoilé un processus en véritable expansion : la voyance devient une roue de secours pour des personnes sans formation professionnelle et cherchant un moyen de survivre. C’est un mauvais moyen, surtout dans l’audiotel, car on n’y fait pas son beurre et on fait le malheur de ceux qui consultent. On perd son don quand on en a un, si ce n’est la santé, tant les cadences de voyance sont élevées, ce dont témoigne au demeurant Rose-Anne Vicari.

Liliblue



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