Quelques voyants sérieux

 

De 2010 à 2013, j’ai « surconsommé » de la voyance, et j’avoue avoir rencontré énormément de « mauvais » professionnels, particulièrement dans les plateformes de voyance telles que Wengo et Avigora.

J’ai aussi découvert quelques professionnels sérieux, au milieu de cette foule de gens sans aucun don ou un très petit don, des professionnels qui furent, et restent capables de « voir » des éléments du futur.

Parmi ceux qui consultent en cabinet, ont eu des résultats certains en dehors de Danielle Féral, Jean-Didier, Laura Cler que je consultais déjà auparavant et avec qui j’ai repris contact au moins une fois.

Sortent vraiment du lot pour les nouveaux : Célyne de site Emane et Sens voyance, Gabriel de Gabrielvoyance, Florence Rougelot, LN, Bruno de Nys, Ketty, Estelle du site estellemediumspirite.

A partir de 2015, j’ai aussi découvert avec bonheur Lauréa de Lyon. 

Je citerai sur des plateformes ou en privé : Célyne (alias Célia sur avigora), Florence Rougelot (qu’on trouve aussi sur avigora sous le nom de Florence R), LN (qui exerce aussi sur avigora),  Laé, Boris Oliénov… 

Pour tous ces voyants, il y a eu des prédictions bien datées et d’autres avec du retard, parfois beaucoup de retard. Et il y a eu des erreurs, des prédictions qui ne se sont pas réalisées. Mais j’ai eu aussi et le plus souvent de belles prédictions qui m’ont confortée sur l’évidence d’un don.

Un véritable don de voyance implique en outre toujours l’énoncé de détails précis, qui distinguent les faux voyants qui répondent simplement oui ou non à la question posée, des vrais inspirés qui n’inventent rien, mais décrivent ce qu’ils voient, ou restituent ce qu’ils entendent…  et c’est toujours descriptif, donnant des détails qui, après coup, se révèlent être conformes à la réalité, et qui souvent, de prime abord, semblent n’avoir aucun rapport avec notre vie. Car la vie est magique, elle rebondit bien au-delà de nos imaginations du moment, la mienne en tant que consultante et celle des voyants que j’ai consultés.

 

Liliblue

 

Un lecteur du blog et ami vient de m’apprendre le décès de Florence Rougelot. Cette personne pleine de lumière a rejoint sa patrice céleste.  



L’addiction à la voyance

A la fin des années 2010, j’ai vécu un croisement de problèmes qui m’ont conduit à une forme d’addiction à la voyance. Déjà en 2005, au moment où je me séparais du père de mon enfant, la séparation fut si dure à vivre – mon compagnon, que je quittais, usait de ses droits de père non pour voir sa fille d’abord, mais pour me tourmenter – que j’avais appelé quatre ou cinq voyants dans un temps très court. Mais entre 2008 et 2010, j’ai vécu un épisode d’addiction à la voyance bien plus important : je subissais, en effet, un harcèlement dans le travail, et la pression étant forte, je me suis mise à consulter à tout va, et là, bien bien plus que 5 voyants.

Avec le recul, je peux témoigner de ces épisodes, et pourquoi celui de 2010-2012 fut bien plus sévère, mettant gravement en danger mon équilibre financier.

L’épisode de 2005

Je peux répondre à la question essentielle du pourquoi en face de cette micro-addiction :

j’étais en possession du Guide Anne Placier et sous l’impulsion d’une angoisse, j’ai appelé une voyante très connue et très bien notée par Anne Placier. Ses prédictions m’ont littéralement affolée. J’ai paniqué et durant une dizaine de jours, j’ai appelé quatre autres voyants qui me laissaient une impression de grande insuffisance. Je sentais qu’ils n’étaient pas de bons voyants.Et cela me conduisait à reconsulter encore et encore.

Pourquoi n’ai-je pas appelé les voyants que je connaissais déjà et qui m’avaient prouvé leur don ? C’est là un des mystères de l’addiction que j’ai retrouvée entre 2010 et 2012, durant cet intermède de panique, je me dirigeais vers des voyants que je ne connaissais pas, et qui, par leur incompétence, aggravaient une panique qui se nourrissait à des consultations faites pour la dépasser.

Comment je suis sortie de cet épisode ? J’en suis sortie très rapidement, et je dois dire que c’est grâce à Danielle Féral qui m’a immédiatement rassurée sur les angoisses que j’avais à propos de mon enfant. Et bien sûr elle avait raison. Malheureusement Danielle Féral fut incapable de m’aider lors de l’épisode bien plus long de 2010-2012, parce que précisément, son don, réel, alimentait mon angoisse. Mais  ce fut surtout la découverte des plateformes de voyance qui fut délétère pour moi.

tarot-zen-alinénationL’épisode de 2010-2012

Cet épisode fut nourri, cette fois, par de grosses difficultés dans le travail. Je vivais une relation de rivalité qui a conduit une collègue à me mettre des bâtons dans les roues pour tout ce que j’entreprenais. Et cette collègue était la maîtresse du chef…

J’ai commencé par consulter, au moins une fois par semaine, des voyants ayant leur cabinet, en partie à partir du nouveau Guide d’Anne Placier, puis du Guide Rappaz et Gaudin. Parmi ces professionnels, certains connus par le bouche-à-oreille, il y a eu des professionnels de qualité : Danielle Féral dont j’ai déjà beaucoup parlé, Ketty, Estelle de estellemediumspirite, Fabien de Lyon, en particulier.

Malheureusement je n’en suis pas restée là. J’ai découvert Wengo et Avigora, et je suis tombée dans une addiction sévère. Chaque brimade, chaque humiliation, chaque bâton dans les roues de mon travail, m’ont conduit à quêter l’aide immédiate de personnes aussi peu compétentes que possibles, parce que la présentation de ces voyants en vitrine, avec possibilité de téléphoner à l’un d’eux pour avoir immédiatement une consultation, répond de manière dramatique au besoin compulsif d’être rassuré, de celui qui est en souffrance.

Quelques professionnels sérieux sont ressortis cependant, au milieu d’une foule de gens sans aucun don ou un très petit don, et furent, et restent capables de « voir » des éléments du futur. Je citerai parmi eux et sur Avigora : Célia, Florence Rougelot, Laé.

Mais je dois dire que la consultation des bons voyants ne m’a pas souvent aidée, guère plus que celle des nombreux pseudo voyants qui officient là, car les prévisions furent parfois très négatives, relançant l’angoisse et parfois, et quand elles étaient positives, très décalées dans le temps.

De plus, le mélange des prédictions fausses et des vraies fait que le consultant ne parvient plus à s’y retrouver et ne sait plus que croire, et de ce fait, il reconsulte encore.

Je crois, si je me fie à ma propre expérience que le consultant ne veut pas la vérité quand il entre en addiction. Il veut être rassuré. Il paie, non pour savoir ce qui va se passer réellement, car il lui faudrait alors accepter l’inacceptable, et pour moi, il aurait fallu que je regarde en face que la situation allait durer deux ans. Il consulte pour nourrir son espérance d’une issue rapide à ses problèmes, et pour garder, ainsi, la tête hors de l’eau. Il se tourne alors vers des pseudo-voyants qui lui donnent ce qu’il veut.

Mais alors il s’enfonce , ne serait-ce que par le déséquilibre financier qu’une telle consommation implique. Et, d’autre part, voir petit à petit ses espérances ne pas se réaliser, reculer de mois en mois une délivrance sans cesse annoncée comme imminente, sans cesse promise par de pseudo-voyants, c’est quelque chose qui détruit intérieurement.

La mauvaise qualité des prestations qu’on lui sert le conduit en outre, à vouloir mieux, et donc à consulter encore…

C’est un cercle vicieux.

Je reconnais que si j’avais vraiment voulu savoir la vérité, j’aurais appelé les voyants que j’avais connus dans les années 2000 et qui étaient non seulement sans complaisance mais avaient des aptitudes réelles à la prévision, et se trompaient peu dans la datation des prédictions. Mais je pense, avec le recul, que je ne voulais surtout pas savoir que le harcèlement que je vivais était impossible à combattre ou à éviter, et qu’il allait durer un certain temps, un temps très long quand on le vit.

Par ailleurs, je dois dire qu’avoir trouvé quand même des voyants de bonne qualité sur ces plateformes est une aide relative à une moindre consommation. Mais relative seulement, car la consultation étant à la minute, elle s’y trouve presque  toujours bâclée, et laisse le consultant dans la frustration, ce qui le conduit encore à rappeler un peu plus tard.

Je vois donc trois causes principales à cette addiction à la voyance : la durée, dans le temps, d’une difficulté existentielle bien-sûr, mais aussi la facilité d’accès aux professionnels dans les plateformes de voyance, et la mauvaise qualité de la plupart de ceux qu’on y trouve.

Comme en témoigne celle qui fut l’un d’entre eux, Rose-Anne Vicari, il y a rarement de bons voyants sur audiotel, et il y en a très peu sur les plates formes de voyance. A part dans les premières années de sa vie professionnelle, un bon voyant a, en effet, remarque-t-elle avec bon sens, les moyens de vivre de son don dans un certain confort et donc en cabinet, où il donnera le meilleur de lui-même.

Liliblue



Laura Cler

Laura-ClerDans l’expérience qui est la mienne, j’ai remarqué que les voyances que m’avaient faites par les hommes (et je ne parle que des bons voyants), la voyance est essentiellement factuelle et assez précise sur les dates. L’analyse des caractères n’est pas souvent dans leur corde. Pour les femmes, c’est l’inverse, des analyses psychologiques remarquables, mais une imprécision dans les faits et les dates.

J’ai consulté Laura Cler au milieu des années 2000, dans une consultation par téléphone, dans la formule qui est la sienne, avec une consultation complète qui aborde les domaines essentiels de la vie, affectif et travail. A l’époque j’étais attirée par un homme, mais j’étais très réticente, d’abord parce qu’il avait dix ans de moins que moi et ensuite parce que son caractère me semblait trop éloigné de ce que j’attendais d’un homme.
Et je me souviens de ce que m’a dit Laura Cler immédiatement après avoir pris mon prénom et ma date de naissance et sans que je n’évoque rien de ma vie.

« Dites-moi le prénom de cet homme qui vous obsède, il est dans vos pensées, je ne peux rien capter d’autre pour le moment, je dois commencer par là. Cet homme – qu’elle me décrit de manière très juste -  est très attiré par vous, mais vous ne parvenez pas à vous laisser aller, et lui non plus. Vous allez vous tourner vers un autre homme, l’an prochain, il aura un enfant, un garçon je pense, et vous le rencontrerez dans un milieu amical, dans une sortie entre amis.

Sur le plan professionnel, quelque chose de nouveau arrive, et vous aurez une activité en plus de ce que vous faites. »

Je dois dire que l’analyse de la situation par Laura Cler et de mes intérêts du moment, ainsi que ses prédictions furent justes dans l’ensemble. Je n’ai pas pu, en effet, me résoudre à passer le pas avec ce premier homme. En 2008, et donc avec un décalage d’un an, je rencontrais un homme dans le milieu amical et il avait une grande fille, et je passais une année très agréable avec lui. S’agit-il bien de cet homme que la voyance de Laura Cler avait saisi, ou bien y-a-t-il un décalage avec le futur lointain que Laura Cler a vu en jeu, dans une consultation de 2011, et donc bien après que j’ai quitté cet homme de 2008 ? Sur le plan professionnel, mon poste étant en danger d’être exporté dans une autre ville, j’ai dû accepter une mission supplémentaire pour « le sauver ». L’ensemble de la voyance est donc d’une très bonne tenue et manifeste de vraies capacités prédictives.

J’ai reconsulté Laura Cler en 2009, dans une consultation où les prédictions furent un peu moins réussies. Sur le plan pro, elle a vu alors l’édition d’un des mes livres, mais cette édition est arrivée deux ans plus tard par rapport à la prédiction et sur un autre livre. Sur le plan affectif. L’homme, avec lequel j’étais à ce moment-là (encore un autre !), fut bien décrit, or cet homme, avait des spécificités que Laura Cler ne pouvait deviner. Mais si, concentrée sur lui et ses désirs à lui et leur évolution, elle a bien vu l’importance qu’aurait notre histoire pour lui, elle n’a pas vu, en revanche, l’essentiel, à savoir que j’allais, moi, me lasser et finir par tout arrêter.

En 2011, j’ai repris une consultation avec Laura Cler, qui insista beaucoup sur le travail d’écriture, alors que cela m’ennuyait qu’elle en parle et qu’elle en parle autant, car je pensais arrêter ce type de travail, n’ayant pas trouvé l’édition qui me convenait. Elle y revenait encore et encore pour m’encourager à persister, malgré le fait qu’elle sentait bien que je n’en avais plus envie, ni même envie d’en parler.  Mais, de fait, en 2012 j’éditais plusieurs ouvrages, et cela se fit de manière inattendue, à la demande de mon ancienne éditrice. Laura Cler me fit aussi une prédiction très précise sur le plan sentimental, avec une description remarquable d’un homme…  que je n’ai pas rencontré à ce jour.

Pour moi, il fait pas de doute que Laura Cler a un don de voyance, qui, associé à une perspicacité de femme, rend sa consultation précieuse. Mais sa positivité et sa profonde humanité ont tendu, avec moi, un peu trop à l’embellissement de ce qu’elle a vu, notamment dans des dates qu’elle voit très proches dans le temps, alors qu’il faut souvent des années à la réalisation. Je ressors regonflée à bloc après ses voyances, mais je sais aussi que, si l’avenir est bien vu, il n’est jamais aussi proche, ni aussi limpide que Laura Cler tend le à voir.

Liliblue



Jean Didier

Jean-DidierJean Didier est un voyant que j’ai connu à la fois par le Guide d’Anne Placier, et par sa participation à des émissions télévisées sur la voyance. Je l’ai consulté pour la première fois au tout début 2008. A l’époque, j’avais très peur d’être délocalisée dans l’exercice de mon métier et ma consultation a porté d’abord sur le travail, mais Jean-Didier a accepté de répondre à ma demande sur le plan affectif : « allais-je faire une rencontre amoureuse intéressante ? »

« Vous ne serez pas délocalisée, mais il vous faudra faire un énorme travail de recherche et de formation personnelle si vous voulez rester ». Ensuite, Jean Didier m’annonce : « vous allez faire une rencontre amoureuse très sympathique, durant l’année 2008, avec un nouvel équilibre pour vous.« 

Ce fut presque un sans faute pour Jean Didier. J’ai dû effectivement accepter une nouvelle mission dans l’exercice de mon métier pour ne pas être délocalisée. Ce fut l’occasion de découvrir un nouvel univers que je ne connaissais pas, le monde du cinéma. Et je dus énormément lire et me documenter car j’ignorais tout de cet univers. Par ailleurs en mai 2008, j’ai rencontré un homme avec qui je suis restée un peu moins d’un an, et avec qui je fus très heureuse, car il avait les mêmes intérêts intellectuels et culturels que moi. Mais c’était plus un ami qu’un amoureux, et je finis par le quitter.

La voyance de Jean-Didier fut remarquable, et comme celle de Claude Alexis, très factuelle, sans analyse psychologique approfondie, mais très réussie.

J’ai repris une consultation avec Jean-Didier fin 2013, et sa consultation fit l’objet d’une translation de personne, semblable à celle que fit Yaguel Didier et que j’ai relatée de manière précise. Jean Didier était interrogé sur mon enfant, et me parla de moi, sans le savoir. Je m’en suis aperçu très vite, car sa voyance se réalisa dans les deux semaines qui ont suivi, mais en portant sur moi, et non sur mon enfant. C’est un des risques de la voyance, même avec les très bons voyants : quand des personnes sont proches, il semble que les impressions captées par le voyant se télescopent.

Liliblue



Claude Alexis

claude-alexisAu début des années 2000, j’ai pris deux consultations avec Claude Alexis, que j’avais vu dans une émission télévisée sur la voyance. Ce n’était pas alors la personnalité médiatique qu’il est devenu, et ses voyances se sont révélées performantes.

- En 2002, Claude Alexis me parle :

« d’un nouveau travail, avec beaucoup de communications, d’un achat de voiture, d’un achat de maison et d’un déménagement« .

Je peux dire que ce fut un sans faute. Pourtant Claude n’a pas vu un événement majeur de ce moment-là (la publication d’un premier livre). Malgré tout, il a vu bien des choses.

- En 2005, je reprends une consultation et Claude Alexis m’annonce:

« un stage, une formation dans un nouveau domaine, plus créatif. Et il m’annonce qu’un homme de ma famille, quelqu’un cependant d’éloigné, de la famille au sens très large, allait tomber d’une certaine hauteur et aurait du mal à s’en remettre. Il m’a annoncé un choix entre deux maisons d’édition sur un de mes livres« .

Pendant plusieurs années, je n’ai rien vu arriver, et ce n’est qu’en 2008 que j’ai effectivement été obligée de prendre une mission supplémentaire, dans mon travail de fonctionnaire, et qui portait sur le cinéma, avec une formation mais en tant qu’autodidacte, puisque j’ai dû me former toute seule.

En 2009, le père de mon neveu tombe d’un toit et met effectivement beaucoup de temps à se remettre.

Le livre n’a pas été publié à ce jour.

Pour moi, il ne fait pas de doute que Claude Alexis a un don, même si, il faut le reconnaître, ses prédictions ont essentiellement porté sur des petits faits de la vie quotidienne. Ses deux voyances furent cependant très sèches et factuelles, sans aucune analyse psychologique. Et, nous le voyons très clairement pour la deuxième consultation que j’ai faite, il y a eu un retard de plus de deux ans sur les prédictions les plus rapidement réalisées.

Liliblue



La décennie à partir de l’an 2000 : un bon cru

Entre 2002 et fin 2009, j’ai vécu quelques bouleversements personnels qui m’ont conduit à faire plus de consultations que dans la décennie précédente. Je me suis séparée du père de mon enfant, ma famille a explosé suite à une mésentente sur un bien parental, et nous sommes entrés dans une période où les procès se sont succédé sur ce bien.

Les consultations que j’ai faites alors, furent assez efficaces, dans l’ensemble, même si j’ai très vite compris que les estimations de Mme Placier ne me correspondant pas toujours, j’avais intérêt à me concentrer sur les bons professionnels que j’avais trouvés, avec elle pour Danielle Féral et Jean-Didier et sans elle pour Claude Alexis et Laura Cler.

Aucune des consultations ne fut parfaite, toutes cependant manifestaient un véritable don.

 Liliblue



Confession d’une voyante

Confession d'une voyante dans ACTUALITES dans l'univers voyance 2c-confessions-dune-voyante_0

Rose-Anne Vicari, fut voyante sur audiotel et sur une plateforme type Avigora ou Wengo. Et n’en pouvant plus de gruger sa clientèle, prise de remords, elle arrête la voyance et écrit ses Confessions.

Comme toute personne intéressée par la voyance, j’ai lu ces Confessions, et j’avoue avoir retrouvé bien des éléments qui étaient visibles dans les forums de retours que j’ai fréquentés où des témoignages portaient sur la voyance dans l’audiotel : mépris radical des consultants par les voyants et par les propriétaires des audiotels, voyance à la chaîne, exploitation économique et financière des dits « voyants », absence totale de confidentialité puisque les consultants qui attendent leur tour dans la chaîne audiotel, entendent tout des échanges entre le consultant en ligne et le voyant, absence d’exigence des consultants à l’égard d’une voyance au rabais…

Que dire sinon que la voyance et l’audiotel ne font pas bon ménage ensemble. Ce don fragile exige de bonnes conditions qui sont d’emblée absolument exclues dans le type de relation que voyants et consultants y peuvent avoir.

J’adhère aussi aux dénonciations que fait Rose-Anne Vicari de certaines plateformes, dont Wengo est très représentatif. Comment les voyants qui restent parfois 24 heures à disposition, pour faire du chiffre, peuvent-ils exercer leur métier confortablement ? Et surtout, ces plateformes sont, avec l’audiotel, à l’origine de cette addiction montante qu’est celle de la voyance.  Je reviendrais sur ce point dans un article consacré à Avigora et Wengo où je fus et reste en partie cliente. Par ma propre expérience, je peux dire que très peu de bons voyants sont sur ce type de plateforme, mais il y en a. Tout comme il y a un bon usage de ces plateformes, mais c’est un usage restrictif.

Par contre, là où je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteure de cette Confession, c’est sur la généralisation qu’elle fait de son cas particulier à l’ensemble des professionnels de la voyance.

Quand on connaît la diversité des manières de vivre sa profession, on voit tout de suite, à la lecture de son essai, qu’elle a fait partie des pires cas qui existent : une personne qui a peu de dons, ou pas du tout, et dans son cas, à lire ses propos, je dirais, un petit don, et qui veut néanmoins en faire un métier.

Pour être à l’aise, dans n’importe quel métier, il faut avoir une assise professionnelle suffisamment large, et dans le cadre de la voyance, ce ne peut être qu’un don réel, vérifié par de nombreuses preuves, et qui permet de se faire une clientèle fidèle qui consulte en cabinet ou par téléphone. Mais cela ne suffit pas. Un bon voyant a aussi une éthique professionnelle qui lui interdit par exemple de parler de la mort, celle des consultants et celles de ses proches, qui le conduit, en cas d’échec d’une voyance, à refaire un point et un suivi sans que cela engage de nouveaux frais pour le consultant, qui assure d’une parfaite confidentialité, qui refuse de prendre un consultant quand la voyance ne peut pas se faire, quand aucun flash, aucune intuition réelle ne vient, qui teste donc, durant quelques minutes en début de consultation la fiabilité des informations qui sont les siennes, etc.

Dans le témoignage de Mme Vicari, nous sommes loin du compte.

On peut cependant être reconnaissant à Mme Rose-Anne Vicari, car elle a dévoilé un processus en véritable expansion : la voyance devient une roue de secours pour des personnes sans formation professionnelle et cherchant un moyen de survivre. C’est un mauvais moyen, surtout dans l’audiotel, car on n’y fait pas son beurre et on fait le malheur de ceux qui consultent. On perd son don quand on en a un, si ce n’est la santé, tant les cadences de voyance sont élevées, ce dont témoigne au demeurant Rose-Anne Vicari.

Liliblue



Le guide d’Anne Placier de 2002

Détails sur le produit

Lorsque j’ai quitté la région parisienne, il n’était plus question pour moi de consulter Yaguel Didier, ni même de monter à Paris pour rencontrer des voyants. Il me fallait, pour continuer à explorer les implications philosophiques sur le réel qu’ouvrait pour moi la voyance, trouver un voyant dans ma région, ou bien me contenter de consultations par téléphone, ayant découvert dans le Guide Placier de 2002, que la plupart des voyants se sentaient capables d’exploiter leur don de cette manière.

Sur un stand de supermarché, j’avais en effet trouvé le Guide d’Anne Placier, qui recense de nombreux voyants et les évalue, et je fus très  heureuse du travail qu’avait accompli Anne Placier et qui m’a servi de point de départ pour la sélection des voyants avec lesquels je pouvais avoir une consultation par téléphone. Notez bien qu’il n’était pas question pour moi de « retester » les voyants sélectionnés par Anne Placier (que je n’aime pas ce mot dont tout le monde use à propos des voyants !).

Je me doutais en outre que la relation consultant-consulté est singulière et que l’évaluation d’Anne Placier, qui correspondait à sa propre expérience, ne pouvait pas être généralisée.

Ce guide obéissait, d’autre part, à ses propres impératifs économiques de rentabilisation d’un investissement financier très important – celui que représentent le prix des consultations et les frais des trajets qu’Anne Placier a dû faire pour aller à la rencontre des voyants qui ne consultaient qu’en cabinet. Aussi, le recul temporel nécessaire à l’évaluation d’une consultation qu’Anne Placier s’accordait, d’à peu près un an, me semble en réalité bien insuffisant pour faire une évaluation digne de ce nom des consultations de voyance.

Les prédictions les plus remarquables que les voyants m’ont faites, ont presque toujours été sous-estimées par moi au moment où ils me parlaient mais aussi dans les mois qui ont suivi. Il a fallu, ainsi, plus de dix ans pour vérifier la consultation la plus efficace de toutes celles que j’ai prises dans ma vie, consultation dont j’ai fait la relation, dans mon blog -(vous la trouvez dans la catégorie « A NOUMEA », c’est l’article consacré à la voyance d’une cartomancienne).

La sélection d’Anne Placier m’a cependant servi de point de départ, pour ce voyage dans le monde de la voyance, et j’ai  contacté quelques voyants bien notés dans ce guide, pour faire avec eux une consultation, presque toujours par téléphone.

Certains de ces voyants m’ont semblé nettement surévalués, voire radicalement décevants compte tenu des éloges que j’en avais lus. Mais, conformément à l’éthique de ce blog, je n’en parlerai pas.

Certains voyants très bien notés dans le Guide d’Anne Placier et qui m’ont déçue dans leur prestation avaient et conservent, pourtant, une excellente réputation dans le milieu de la voyance. Mais je n’ai vu aucune de leurs prédictions se réaliser. Il est possible que ce soit dû à un très important décalage temporel, auquel cas, je rectifierai en temps et en heure, en complétant ce Journal Intime de mes relations à la voyance. Mais il faudra alors admettre que ce décalage ait de plus de dix ans entre la prédiction datée, et la réalisation.

Bien évidemment cette question du grand décalage temporel entre prédictions et réalisation devra elle-même être mise sur le tapis, dans la réflexion philosophique que l’on peut engager sur les pratiques modernes de la voyance. Elle conduit en tout cas, à se demander quel usage on peut faire de telles prédictions qui, bien que très justes, sont attendues si longtemps.

Je peux, quoi qu’il en soit, témoigner aujourd’hui de la réalité du don de certains voyants qui sont cités dans ce guide. J’ai en effet, désormais, un recul d’une dizaine d’années sur les consultations que j’ai faites au début des années 2000, consultations que je vais vous détailler une à une, et dont on ne peut douter qu’elles eurent une efficacité prédictive : Danielle Féral et Jean Didier furent pour moi parmi les voyants cités par Anne Placier ceux que j’ai  jugés efficaces dans leur pratique, bien que, chacun, de manière très différente.

Merci à Anne Placier de les avoir présentés et de m’avoir permis de les connaître.

Liliblue



Rencontre avec Yaguel Didier

Yaguel Didier

 

Yaguel Didier était, dans les années 1990, lors de mon retour en métropole, la voyante la plus connue en France, parce que très médiatisée, amie des stars, faisant l’objet d’expériences sérieuses de la part d’historiens et de scientifiques. Mais elle n’était pas accessible facilement. De nos jours, il suffit de quelques clics sur Internet pour trouver ses coordonnées, à l’époque, c’était impossible de les avoir si l’on ne connaissait pas quelqu’un qui la consultait. La façon dont j’ai pu avoir ces coordonnées est suffisamment étonnante pour avoir quelque intérêt ici.

A l’époque de mon retour en métropole, je suivais des cours de yoga dans un célèbre centre à Paris. Là, il y avait une sorte de personnel bénévole qui tenait le centre et proposait des cours. Parmi eux, une femme, qui était une ancienne GO et qui avait droit à des séjours gratuits, m’avait suffisamment prise en amitié pour m’inviter à aller avec elle au Club Méd, au Maroc. J’acceptais et dans la nuit qui précédait le vol, je rêvais que je rencontrais quelqu’un au Maroc qui me donnerait l’adresse de Yaguel Didier. Et c’est exactement ce qui allait se passer. Au retour de mon séjour, j’étais assise dans l’avion près d’une jeune femme qui la connaissait et qui me donna ses coordonnées.

Pour moi c’était comme un signe du destin, un clin d’œil divin: j’étais invitée à me rendre chez la Pythonisse des Stars.

Alors que dire de Yaguel Didier ? D’abord, c’est une grande dame et je ne fais pas là de révélation, puisque cette personne est suffisamment médiatisée pour que ce trait de caractère soit bien connu. C’est une personne qui a beaucoup de classe, et tout en même temps, c’est une femme sympathique, simple d’abord, et bienveillante. Et plus important encore, c’est une vraie voyante.

Durant la dizaine d’années où j’ai vécu sur Paris et en Région parisienne, je n’ai pas eu d’autre contact avec la voyance, pensant avoir, avec Yaguel Didier, le nec plus ultra dans ce domaine. De fait, elle réunissait durant ses consultations les deux types de voyances que j’avais rencontrés à Nouméa : elle était douée de flashs médiumniques tout en étant aussi une cartomancienne capable de déceler des étapes importantes de ma vie.

Parmi les prédictions avérées que Y. Didier m’a faites et qu’elle n’était pas en mesure de deviner par des moyens rationnels, il y a eu : un changement de lieu de vie pour vivre dans une maison, la naissance de mon neveu, la séparation de ma sœur, le fait que dans ma vie, et pour la citer « rien n’est donné, et qu’il faut tout arracher par de grands efforts, mais que le succès est là au bout du compte »… L’importance de l’écriture, elle me voyait écrire et être publiée,  l’arrivée du père de mon enfant dans ma vie, la naissance de mon enfant.

Deux des voyances de Y. Didier m’ont particulièrement marquée et sont intéressantes pour comprendre le phénomène de la voyance :

            – J’y suis allée une fois pour ma sœur, j’étais inquiète de la tournure que prenait sa vie de couple. Cette grande voyante m’annonça alors une séparation, et elle en vit le commencement sur une autoroute, dans une cafétéria de type Arche, où l’on traverse l’autoroute. Alors je ne vais pas donner des détails de cette histoire qui ne m’appartient pas, mais disons simplement que c’est bien exactement dans ce type de lieu qu’il s’est passé quelque chose de très  pénible pour ma sœur et qui a mis fin à son histoire d’amour avec le père de son enfant.Passerelle_piétonne_sur_A10

Je me souviens cependant que Yaguel Didier était très mal à l’aise, car elle avait peur que ma sœur soit en danger. Elle voyait la fin de quelque chose, la mort du couple donc, mais elle n’a pas creusé, car elle craignait de m’annoncer le pire. Sur une autoroute, il y avait de quoi s’inquiéter.

Heureusement qu’étant moi-même très intuitive, je n’ai pas eu cette crainte. Je sentais que ma sœur n’était pas physiquement en danger.

Dans une de ses prédictions me concernant, il était question aussi d’un cycle de vie qui durerait 17 ans, sans cependant que fut révélé de quoi ce cycle serait fait. Y. Didier affirma simplement que j’avais « une vie difficile mais intéressante ». En réalité ces 17 années furent des plus pénibles et j’ai accumulé les épreuves. Cette personne très positive, et très attentive à ne pas blesser ses consultants, à ne pas leur donner trop d’inquiétudes par ses prédictions, avait simplement, selon moi, botté en touche.

          -  Quand ma fille est née, Yaguel Didier a fait la description de son caractère en me donnant un détail précis : « elle aurait un très grand sens de la propriété concernant ses petites affaires » et je fus prévenu des futurs « violents maux de dents que ma fille aurait à subir à la poussée dentaire ». Le caractère qu’elle m’a décrit n’a, en réalité, jamais été celui de ma fille, mais s’est révélé comme un trait de caractère typique de son père. Et mon enfant n’a pas eu de douleurs à la poussée dentaire mais, au même moment, j’ai dû me faire arracher une dent et soigner plusieurs autres et j’ai beaucoup souffert…

Yaguel Didier avait donc vu des éléments justes mais pas sur la bonne personne, lors de cette séance-là. Et mon enfant fut le support de révélations qui, en réalité, nous concernaient son père et moi.

Moralité : la voyance est réelle quand on a affaire à une personne douée, mais elle est difficile à utiliser car elle subit des translations de personnes, surtout quand elles sont proches. Elle pose aussi la question, pour le voyant, de la gestion de prédictions difficiles. Faut-il annoncer la mort d’un proche, la maladie à venir, les grandes épreuves de la vie ?

- Enfin, je dois ajouter quelque chose qui m’est revenu à l’esprit, il n’y a pas longtemps, du fait de l ‘actualité. J’avais demandé à Y. Didier si elle pouvait voir pour l’avenir du monde. Elle n’était pas ravie de ma question, mais elle m’avait quand même dit deux ou trois choses. D’abord elle m’avait parlé de hordes de gens en marche, en exil, et qui se déversaient dans un exode incroyable : « je vois des gens marcher en grand nombre, où vont-ils tous ces gens ? ». Sa prédiction avait eu lieu dans les années 1990. Et jusqu’à récemment, je ne voyais pas les choses arriver. Bien sûr, désormais nous savons qu’il s’agit des réfugiés Syriens (entre autres) et du problème que ce mouvement de masse pose. Et peut-être n’est-ce que le début, puisque les scientifiques pronostiquent de futurs mouvements de masse dus au climat.  Y. Didier m’a aussi confié, alors, que le monde allait vivre une période très difficile, avec des problèmes de climat et de graves problèmes géopolitiques. Mais qu’après, ce serait formidable. Alors… gardons espoir. 

Yaguel Didier a subi des attaques sur la vérité de son don, et je dois dire que pour moi, et par expérience, ce don ne fait aucun doute. Cette voyante mérite selon moi et incontestablement sa bonne réputation. Mais il est vrai que d’autres professionnels des arts divinatoires se sont révélés au monde, depuis l’époque où Yaguel Didier régnait sans partage dans le monde de la voyance.

Liliblue

 



De la cartomancie en plein dans le mile

Bien que Mâ soit une clairvoyante qui avait un don spectaculaire , elle n’était pas très fiable sur l’avenir. Elle était exaltante parce qu’elle voyait des scènes qui s’imposaient à elle, mais ces scènes étaient autant du passé et du présent, que de l’avenir. Et ses prédictions basées sur les images qu’elle percevait, ne répondaient que rarement à mes préoccupations et aux questions qui avaient motivé la consultation.

J’ai fait, à Nouméa, l’expérience d’une autre voyante, bien plus modeste, et qu’on m’avait recommandée , mais qui sur le coup ne m’avait pas impressionnée dans le bon sens. J’ai vraiment cru avoir fait une consultation inutile et sans intérêt.

NoumeaIl faut dire qu’après Mâ, cette cartomancienne d’origine asiatique et qui se contentait de tirer les cartes de manière sèche et sans détails, me sembla bien fade. Elle voyait peu de choses et celles-ci étaient en outre, très pénibles à entendre. Elle m’annonça en effet après que je lui ai demandé si j’allais rencontrer un homme avec qui je pourrais construire ma vie, que « je ne ferai la rencontre du « Père de mes enfants » que dans  une dizaine d’années, peu avant quarante ans et que j’aurais du mal à avoir des enfants, que j’en aurai sans doute un ou deux, mais qu’il me faudrait prier pour cela ».  Elle ajouta que « cet homme serait « taureau » de signe astrologique ».

J’avais un peu moins de trente ans à l’époque, j’étais plutôt jolie et bien décidée à avoir une famille et des enfants. Cela m’a semblé fort peu crédible comme prédiction. J’ai alors pensé que cette femme était méchante, et se servait de la cartomancie pour faire du mal aux autres, et je suis  partie assez dégoutée, et pensant avoir perdu mon temps et mon argent.

Inutile de dire que cette deuxième expérience m’a détournée de la tentation de faire d’autres rencontres de voyants, et durant le temps que j’étais à Nouméa, j’ai arrêté de consulter, me contentant de cette approche assez décevante de la voyance, entre une clairvoyante qui était épatante pour le présent mais incapable de donner des prédictions importantes pour l’avenir et une cartomancienne méchante et sans aucun don.

Je me suis alors persuadée que l’avenir n’était finalement pas vraiment visible, bien que j’étais aussi intriguée par le pouvoir de clairvoyance qu’avait Mâ pour voir le passé que je connaissais, et un présent, quand je ne le connaissais pas, ainsi que quelques petits détails de l’avenir.

Des années après, je compris que cette petite cartomancienne était loin d’être une mauvaise personne et une mauvaise professionnelle des arts divinatoires. C’était en réalité une excellente prévisionniste, quelqu’un d’honnête et même de délicat dans la restitution de ce qu’elle avait vu.

Je dus en effet attendre dix ans pour rencontrer Philippe, qui devint le père de ma fille, et qui était taureau de signe astrologique. Et ce n’était pas « l’homme de ma vie » mais bien « le père de mon enfant », je compris donc, quelques années encore plus tard, le sens de cette formulation qui  m’avait intriguée. Heureusement qu’alors, cette voyante-cartomancienne ne s’était pas expliquée.

C’était déjà bien assez décourageant pour moi d’apprendre que je devrais attendre dix ans pour avoir un enfant, s’il m’avait fallu en plus découvrir que cet homme serait loin de me rendre heureuse…

Cela me fit beaucoup souffrir d’attendre si longtemps cette construction familiale, car j’aimais les enfants et je n’imaginais pas vivre ma vie sans eux. Et j’avoue que cette voyance ne m’a pas aidée, car je ne lui avais pas accordé assez de crédit pour jouer le rôle très positif que peut jouer une prédiction quand elle promet quelque chose auquel on tient et en le datant !

Ce que j’ai vécu à Nouméa dans la relation à la voyance me semble caractéristique de ce que la voyance fait vivre à ceux qui veulent en apprendre quelque chose.

Les meilleures voyances que j’ai pu faire bien après étaient souvent pénibles à entendre, et peu capables d’entraîner mon adhésion de consultante, non seulement parce que décevant mes espoirs, mais surtout parce que donnant peu ou aucun de ces détails sur le passé et le présent, qui incitent à avoir foi dans les prédictions, ce que délivrent au contraire avec brio ces voyances éclatantes, remarquables dans leur description du passé et du présent, mais qui se révèlent finalement décevantes sur l’avenir.

Moralité de cette expérience : il faut des années de recul pour pouvoir juger de la valeur d’un voyant.

C’est pourquoi les  retours, qu’on trouve souvent sur les plateformes de voyance, mais aussi dans des forums indépendants de consultants, sont souvent inutiles et dangereux. Ils  peuvent détruire la réputation d’un professionnel des arts divinatoires qui a un vrai talent et encenser des télépathes ou des médiums excellents sur le passé et le présent, mais sans capacité prédictive.

Bien peu de foreur ou foreuse reviennent des années après pour confirmer ou infirmer les prédictions des voyants dont ils parlent. Or seul le temps peut fonder l’évaluation d’un don de voyance.

Ce qui ressort alors de ces forums de retour, c’est un grand mépris pour la voyance, et une grande colère contre les voyants. Pourtant la voyance, sous ses différentes formes, existe, et il y a des professionnels des arts divinatoires qui sont sérieux et même remarquablement armés pour aider les personnes qui viennent les consulter.

Et c’est pourquoi je propose ce blog, pour partager mon expérience de la voyance autrement que sur les forums, d’une manière que j’espère plus détendue et plus respectueuse pour tous.

Autre moralité : la voyance – qui existe, j’en ai eu maintes fois la preuve -  n’est pas forcément utilisable. Car, pour prendre l’exemple que je vous présente, quel bien cela m’a fait de savoir (sans y croire) que je ne rencontrerai le père de mon enfant que dans une dizaine d’années après la consultation ? L’instrumentalisation et la commercialisation actuelles de la voyance est une erreur. Elle a probablement pour vocation de nous ouvrir à une dimension mystérieuse de la vie.

Liliblue



Mâ, une clairvoyante d’exception en Nouvelle Calédonie

Mâ, une clairvoyante d'exception en Nouvelle Calédonie dans ANNEES 1980 à Nouméa Noum%C3%A9a+4

Pendant une longue période de ma vie, je n’ai plus eu de contact avec la voyance.

C’est en tant que jeune femme, partie en Nouvelle-Calédonie que je me trouvais, une nouvelle fois, en relation avec ce type d’expérience. Il y avait alors, une clairvoyante dont on parlait dans les soirées et qu’on disait exceptionnelle et qui avait choisi de se surnommer Mâ. Son vrai prénom était Monica.

Plusieurs de mes amies caldoches m’en avaient fait l’éloge, et j’avoue que, malgré mes expériences d’enfant, j’étais persuadée que cette Mâ était une fine psychologue qui tirait les vers du nez de ses consultantes, savait analyser leur langage, leur coupe de cheveux, leur look… pour en faire un bon commentaire. Toute ma culture et mes études me conduisaient à un grand scepticisme face à la voyance.

Mais mes amies étaient formelles: Mâ était tellement forte qu’on l’avait soupçonnée d’avoir un lien avec les R.G. et qu’elle avait dû prendre des mesures pour éviter toute suspicion sur son don : on ne pouvait prendre rendez-vous avec elle que sous un nom de fleurs… Mâ ignorait donc tout de vous quand vous arriviez devant elle.

Le détail m’a convaincu, il fallait que je sache ce qu’il en était… persuadée de parvenir à percer la supercherie.

J’ai donc pris rendez-vous sous le nom de « Marguerite ».

J’avoue avoir été suffisamment impressionnée moi-même pour revenir  trois ou quatre fois durant les années que je passais en Nouvelle-Calédonie. Et ces fois-là, ce n’était pas que pour l’amour de l’art. J’avais un compagnon qui ne s’engageait pas, et cela me torturait. Mâ m’avait donné suffisamment de détails précis sur ma vie pour me convaincre de « croire en sa voyance » et à son étrange éclairage.

Mâ était ainsi très forte sur les prénoms. Par exemple, quand je rentrais pour la première fois dans son joli cabinet de consultation, elle me demanda qui étaient « Antoine » et « Elena ». C’était le prénom de mon frère et de ma sœur. Cette dernière travaillait, à l’époque, dans la restauration en Suisse, et Mâ, sans que je ne dise rien, me demanda pourquoi ma sœur était entourée d’assiettes et de couverts… Les questions qu’elle posait montraient avec évidence qu’elle VOYAIT des images ou des scènes qui étaient connectées à la réalité.

Mâ était certainement une télépathe, mais pas seulement. Car elle voyait des choses du passé et du présent que je ne savais pas et que je parvenais aisément à confirmer après avoir pris des renseignements auprès de mes proches.

La consultation la plus impressionnante que m’a fait Mâ, c’était à propos de mon copain de l’époque, que j’avais quitté, mais que j’aimais toujours. Il était rentré en Métropole. Mâ me demanda dès que j’arrivais dans son cabinet pour l’interroger et avant même que j’ai pu dire quoi que ce soit : « Qui est Marc ? » C’était mon chéri de l’époque avec lequel je ne parvenais pas à tirer un trait. Elle m’annonça que  « Marc  était amoureux d’une femme et qu’elle le voyait dans une ville qui avait des arènes, que c’était un coup de foudre et qu’il n’y avait rien à faire ». J’ignorais alors totalement qu’il avait rencontré une autre femme et qu’il était avec elle à Nîmes, ce qu’un ami commun, interrogé le soir même, me confirma .

Sur l’avenir je n’ai pas été complètement conquise par le talent de Mâ qui voyait des choses justes mais ignorait l’importance qu’elles auraient dans ma vie, ce qui rendait ses prédictions bien peu utilisables. Elle m’annonçait ainsi telle ou telle rencontre importante selon elle, quand en réalité, c’était un homme qui m’apparaissait clairement de passage, y compris dans les premiers temps de la rencontre. J’ai surtout été estomaquée par son don pour voir le réel au présent et un réel éloigné géographiquement ou qui m’était simplement inconnu . Mâ me fit cependant quelques petites prédictions qui se réalisèrent.

Le plus important dans l’expérience qu’a représentée pour moi mes consultations avec Mâ, c’est que j’ai eu, plusieurs fois, la preuve, sous mes yeux,  que Mâ avait une vision. Son regard était pris dans le phénomène.

Elle avait une boule de cristal, qu’elle fixait à ces moments  là. la boule de cristal-main

Ce fut très étrange et très intéressant de voir très précisément à quels moments Mâ avait une vision, parce qu’il se passait un phénomène physique à ce moment là, qui faisait « crépiter » ses yeux, et que je ne peux expliquer par le fait que, sans doute, la pupille s’élargissait ou se rétractait de façon très rapide, comme si ses yeux enregistraient des changements d’intensité lumineuse dans la succession de scènes que la clairvoyance, seule, permettait voir, et qu’immédiatement Mâ décrivait.

Je n’ai jamais revu cela chez aucun des voyants que j’ai consultés, mais cela représenta pour moi, une forme de preuve concrète de la clairvoyance.

A partir de là, je n’ai plus douté de la possibilité humaine de voir bien au-delà des perceptions ordinaires, et même de voir ce qui n’existe pas encore physiquement, mais qui, manifestement, possède déjà une forme d’expression imagée que les clairvoyants ont le don de voir.

Yaguel Didier, interrogée quelques années plus tard, confirma le rythme intense par lequel les flash délivrent les images : elle le comparait aux images très rapides qu’on voit dans les clips. Et cela concordait avec la seule explication que j’avais trouvé de ce crépitement du regard lors d’un flash de voyance.

Liliblue



La bonne aventure ? Pas tant que cela

lire les lignes de la main

J’étais très jeune quand une femme du peuple des voyages a frappé à la porte de notre maison familiale de vacances, pour tenter d’avoir un peu d’argent en échange de ses prédictions.

Mon père, en bon rationaliste, ricanait dans son coin.

Ma mère, sans être aussi sceptique, était croyante et n’aimait pas qu’on tente de lever le voile de l’avenir. « A quoi cela sert-il disait-elle, ou bien ce n’est pas vrai et on aura attendu un avenir qui n’existe pas, et si la prédiction est avérée, de toute façon, elle arrive, alors à quoi bon le savoir à l’avance ? C’est se donner du souci pour rien! » …

Ma mère a donc refusé de se laisser prendre la main. Je crois qu’elle avait surtout peur des prédictions malheureuses et des angoisses qu’on peut alors en avoir  à l’avance.

En revanche, j’avais une grande-tante, qui se trouvait en vacances chez nous, et qui était attirée par le mystère et le paranormal. Tatie, comme on l’appelait, accepta donc de se faire lire les lignes de la main, et bien mal lui en prit.

La femme du peuple des voyages n’a rien pu dire sur l’avenir d’une vie trop rangée et toute tracée, mais elle évoqua son passé douloureux, de manière tellement vague cependant, qu’il n’est pas sûr que cette voyante avait un don. Et je me souviens des larmes de Tati et de sa souffrance ravivée.

Pourtant, ma tante savait, d’expérience, à quel point il est rare d’avoir affaire à un vrai voyant, et combien sont courants, au contraire, ceux qui abusent les autres pour, sous couvert de prédictions, en tirer un peu d’argent.

Tati était veuve, elle avait perdu son époux à  la Seconde Guerre mondiale. Mais, après le retour de la paix, elle resta longtemps sans nouvelle, son époux ayant été porté disparu.

J’ai entendu plusieurs fois ma tante nous raconter comment elle avait vu, après la guerre, une dizaine de voyantes pour y chercher l’information que ne lui donnait pas la voie officielle. Et toutes ces voyantes  l’avaient assurée du retour de l’époux, affirmant qu’il était toujours en vie, relançant en vain l’espoir de ma tante qui attendit dix ans ce retour.

AbbeBoulySeul, parmi tous ceux qu’elle avait consultés, un prêtre radiesthésiste lui a dit que son mari était mort et sans doute mort noyé. De fait, mon oncle faisait partie des Français qui avaient tenté de rallier l’Angleterre.

Je me souviens de la colère que j’ai ressentie ce jour où la femme du peuple des voyages est entrée chez nous, une colère adressée à toutes ces voyantes de pacotille…

La voyance a eu pour effet pervers l’impossibilité, pour ma tante, de faire son deuil.  Elle n’a jamais refait sa vie. Elle était pourtant jolie et charmante. On lui avait vendu du rêve, exploité sa souffrance, et fait perdurer celle-ci au-delà du temps normal du deuil.

En revanche, il est tout aussi incontestable que ma tante a reçu une aide précieuse du prêtre radiesthésiste, au moment sans doute où elle fut prête à entendre la vérité, et d’autant bienvenue qu’elle était très croyante et qu’elle avait confiance en ces hommes de Dieu qui n’avaient aucun intérêt financier à l’affaire.

La voyance peut être un don du ciel et aider celui qui reçoit quelques informations du futur pour mieux gérer sa vie, mais c’est aussi l’instrument dont se dotent des personnes sans aucun don de prédiction et peu scrupuleuses pour escroquer les naïfs.

J’ai donc fait, enfant, l’expérience de ces deux aspects de la voyance : le merveilleux et le charlatanisme.

J’ai pu voir aussi , mais plus tard, que la voyance peut avoir des effets néfastes sur les consultants, même quand elle est fondée sur un don réel.  Son usage est difficile et exige une expérience avertie et une certaine distance à l’égard des prédictions.

Liliblue



Mme Soleil et moi

Mme Soleil et moi dans ANNEES 1960-1970, deux aventures dans l'enfance madame-soleil-180938_L

Ma toute première expérience avec la voyance, ce fut à La Samaritaine, Grand Magasin à Paris, et fin des années 1960.

Germaine Soleil, pour ceux qui ne la connaissent pas, était une personnalité médiatique, mais aussi une femme du peuple, avec un grand cœur qui faisait des consultations en direct sur Europe 1. C’était une telle personnalité, qu’un jour le Président de la République de l’époque, G. Pompidou, à qui on posait une question à laquelle il ne pouvait répondre, fit référence à elle : « je ne suis pas Mme Soleil ! »

A la fin des années 1960, cependant et quand je la rencontrai, Mme Soleil n’était pas encore très connue, et elle participait à la promotion de certains articles vendus en grand magasin, afin sans doute d’arrondir ses fins de mois. Et c’est à cette occasion que je fis sa connaissance, et que je pris, incidemment et avant mes dix ans, ma toute première consultation de voyance.

Nous étions allées, ma mère et moi, à La Samaritaine pour acheter un parapluie. C’était à l’occasion de la fête des Mères.

J’étais la seule enfant parmi les clientes, et c’est sans doute ce qui a conduit Mme Soleil à me choisir pour la première consultation, et cela malgré les réticences de ma mère qui freinait des quatre fers pendant que je tirais dans l’autre sens, très contente, pour ma part, d’avoir été choisie et de faire cette expérience.

Ce que Mme Soleil nous dit alors, est resté gravé dans ma mémoire : « Cette petite est née avec un cœur en or, elle fera de très longues études. » Puis s’adressant à moi : « Si tu achètes un parapluie à ta maman, il faudra en prendre un rouge et qui s’ouvre facilement, car elle est toujours pressée. »

Et voilà, la magie était entrée dans ma vie… Quelle aventure à raconter ! Je fis quelques jaloux dans mon entourage…

Question prédictions, je ne peux nier leur réalisation, ayant par la suite, fait un doctorat et trois licences dans différents domaines. Quant à dire qu’il y aurait eu quelque influence dans ma destinée, cela me paraît pousser un peu loin, l’influence de cette anecdote.

Quant à ma mère qui avait trois enfants et un travail, elle a toujours été sous pression, toujours à courir pour parvenir à tout gérer.

Liliblue



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